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Cancer du sein : une nouvelle avancée révolutionne la reconstruction mammaire

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En France, chaque année, près de 49 000 femmes sont diagnostiquées avec un cancer du sein. Parmi elles, environ 20 000 doivent subir une mastectomie, une opération visant à retirer tout ou partie du sein. Cependant, seules 5 000 à 7 000 bénéficient ensuite d’une reconstruction mammaire, une étape souvent essentielle pour leur bien-être. Pour améliorer cette prise en charge, les techniques chirurgicales évoluent.

Au Centre Georges-François Leclerc (CGFL) de Dijon, une nouvelle méthode a été testée sur deux patientes atteintes d’un cancer du sein. La chirurgienne Laura Vincent, spécialisée en sénologie, a réalisé une première en France : une mastectomie endoscopique avec reconstruction immédiate par prothèse, réalisée via une mini-incision latérale.

Une technique innovante pour réduire la cicatrice

La grande innovation réside dans la taille de la cicatrice. Contrairement à la technique traditionnelle, où l’incision mesure généralement une dizaine de centimètres sur le sein, cette nouvelle approche déplace la coupe sur le côté du thorax. L’incision ne dépasse pas 3 à 4 cm, souvent dissimulée dans l’aisselle. La glande mammaire est alors décollée et retirée sous contrôle vidéo, ce qui permet de préserver la peau du sein, le mamelon et la zone aréolo-mamelonnaire lorsque la tumeur est située à distance.

Après la removal, l’implant est placé devant le muscle pectoral, parfois soutenu par un lambeau de tissu. Selon une étude menée à l’Institut Gustave Roussy, le centre de lutte contre le cancer en région parisienne, cette technique donne une cicatrice moyenne de 4,7 cm, contre 9,9 cm avec la méthode classique. Aucun surcroît de complications graves n’a été constaté dans leur série de patients.

Les premières patientes opérées à Dijon sont sorties de l’hôpital dès le lendemain, avec un sein déjà reconstruit et une cicatrice discrète sous le bras.

Un impact positif sur le quotidien des patientes

Pour beaucoup, cette technique a un effet significatif sur leur vie quotidienne. La cicatrice étant peu visible, les patientes se sentent plus à l’aise pour se déshabiller, nager ou reprendre leurs activités sociales. La Docteure Laura Vincent souligne que la conservation de la forme du sein, parfois du mamelon, facilite aussi la reconstruction psychologique et le retour à une vie normale.

Les patientes retrouvent plus rapidement leur volume naturel, ce qui limite le choc psychologique de la mastectomie. De plus, la discrétion de l’incision facilite l’habillage et l’intimité, notamment chez les jeunes femmes de 30 à 40 ans, pour qui ces aspects sont particulièrement importants.

Qui peut bénéficier de cette chirurgie mini-invasive ?

Cette technique n’est pas accessible à toutes les patientes. La Docteure Laura Vincent indique qu’elle privilégie les femmes « dynamiques, avec peu de comorbidités et un petit volume mammaire », généralement un bonnet A ou B.

La mastectomie endoscopique est réservée aux seins peu volumineux, sans chute importante, et pour des tumeurs limitées, souvent inférieures à 5 cm. Elle peut également être proposée en prévention chez des femmes à très haut risque génétique.

Certaines conditions, comme la nécessité d’une radiothérapie, une chimiothérapie préalable ou un volume mammaire plus important, rendent cette technique moins adaptée. En raison de sa technicité, cette approche exige une formation spécifique, et en 2026, seuls quelques centres, dont le CGFL, l’Institut Gustave Roussy ou le Centre Léon Bérard, la proposeront.

Source : France 3

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