Un geste simple mais souvent négligé dans la prévention du cancer
Lorsqu’on évoque l’alimentation anticancer, on pense généralement à consommer beaucoup de fibres et d’antioxydants. Pourtant, un geste de prévention essentiel est souvent oublié : l’hydratation. Jeanna Rich, diététicienne en oncologie, insiste sur ce point dans une interview pour le magazine Parade. Elle rappelle que l’eau ne doit pas être vue simplement comme une boisson accompagnant le repas, mais comme un véritable nutriment essentiel pour réduire le risque de cancer.
« Souvent qualifiée de nutriment oublié, l’hydratation participe à toutes les réactions biochimiques du corps et joue un rôle extrêmement important dans la prévention du cancer », explique-t-elle. Selon elle, une déshydratation chronique, même légère, peut favoriser le stress oxydatif. Cet état où des cellules endommagées s’accumulent peut contribuer au développement de maladies, y compris certains cancers.
Les bienfaits d’une bonne hydratation
Maintenir une hydratation régulière est crucial pour la santé des cellules. Cela permet de préserver l’intégrité de l’ADN, d’assurer le transport des nutriments et d’éliminer les déchets. L’eau facilite le passage des vitamines, minéraux et composés protecteurs issus de l’alimentation à travers les membranes cellulaires. Lorsque le corps est bien hydraté, le volume sanguin reste optimal, ce qui favorise un transport efficace de l’oxygène et des antioxydants. Les cellules peuvent ainsi mieux réparer les lésions de l’ADN.
La diététicienne souligne également qu’ »une bonne hydratation dilue la concentration de substances potentiellement cancérigènes dans l’urine et facilite l’élimination des déchets ». En revanche, un manque d’eau entraîne une concentration plus élevée de résidus issus des aliments, de l’alcool ou de certains médicaments dans les urines.
L’eau, en synergie avec l’alimentation
Pour Alison Tierney, également diététicienne en oncologie, l’eau agit en complément de ce que l’on consomme. « Ce que nous mangeons influence l’inflammation, la régulation hormonale, la fonction immunitaire, et même l’expression de nos gènes », rappelle-t-elle. Elle insiste sur l’importance de privilégier une alimentation riche en fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses, noix et graines. Ces aliments apportent des polyphénols, caroténoïdes, flavonoïdes et fibres, qui travaillent en synergie pour réduire le stress oxydatif et l’inflammation, deux facteurs pouvant favoriser le développement du cancer.
Les légumes crucifères, comme le brocoli, renforcent cette lutte contre l’inflammation. Selon Alison Tierney, ils peuvent améliorer les mécanismes de réparation de l’ADN et inhiber l’activation des carcinogènes, à condition que l’eau circule bien pour transporter leurs composés actifs jusqu’aux cellules concernées. Elle recommande donc de boire régulièrement tout au long de la journée. Un simple verre d’eau au réveil constitue déjà un premier pas. « Chaque petit geste peut faire une réelle différence avec le temps », concluent les spécialistes.






