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Injections minceur : un risque inattendu sur vos ongles

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Un lien entre injections pour maigrir et décollement des ongles

Les injections destinées à favoriser la perte de poids, notamment celles contenant des agonistes du GLP-1, peuvent entraîner plusieurs effets secondaires. Parmi les plus courants, on trouve les nausées, vomissements, diarrhée, constipation, douleurs abdominales et sensation de ballonnement. Des études récentes ont aussi indiqué que ces médicaments pourraient augmenter le risque de chute de cheveux chez certains utilisateurs.

Une augmentation du décollement des ongles

Une étude présentée ce week-end lors du Congrès 2026 de l’Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie (EADV), en Autriche, révèle que le décollement des ongles, ou onycholyse, est environ quatre fois plus fréquent chez les personnes traitées avec ces médicaments que chez celles qui n’en prennent pas.

Que signifie l’onycholyse ?

L’onycholyse correspond à un décollement progressif de l’ongle de la peau. L’ongle de la main ou du pied se sépare de la peau en dessous, laissant parfois apparaître une zone blanchâtre ou brunâtre. Le bord libre de l’ongle se soulève, devenant plus fragile. Il peut fissurer ou s’accrocher aux vêtements.

Les résultats de l’étude

Cette étude portait sur 575 personnes utilisant ces injections pour la perte de poids, comparées à 1329 témoins. Parmi les utilisateurs, 39 % ont rapporté un décollement de l’ongle, contre seulement 9 % dans le groupe sans traitement. Cela représente un risque environ quatre fois plus élevé.

Les décollements peuvent aussi être accompagnés de changements de couleur, comme du noir ou du jaune. En moyenne, 66 % des utilisateurs ont signalé au moins un trouble unguéal, contre 53 % chez les témoins. La décoloration de l’ongle était constatée chez 46 % des patients traités, contre 17 % dans le groupe non traité.

Pourquoi ces effets surviennent-ils ?

Les experts expliquent que ces médicaments injectables, comme le sémaglutide ou le tirzépatide, peuvent provoquer des carences nutritionnelles. Ces carences entraînent un manque de kératine, la protéine essentielle à la santé des ongles. En période de traitement, les ressources du corps sont souvent dirigées vers des organes vitaux, ce qui peut perturber la croissance des ongles.

Une restriction calorique sévère peut aussi entraîner des déficits en micronutriments essentiels comme le fer, le zinc ou la biotine, qui jouent tous un rôle clé dans la santé des ongles.

Conseils des dermatologues

Ces troubles restent généralement bénins et ne justifient pas l’arrêt du traitement, surtout s’il est efficace. Les dermatologues recommandent aux patients qui constatent des décollements, des changements de couleur ou des douleurs aux ongles de consulter leur médecin, plutôt que d’interrompre leur traitement.

Une relation à interpréter avec prudence

Selon le dermatologue Charles Taïeb, principal auteur de l’étude, il existe une association claire entre ces médicaments et les troubles unguéaux. Cependant, il souligne aussi que tout ce qui apparaît pendant un traitement par GLP-1 n’est pas forcément dû à celui-ci. En effet, environ la moitié des participants avaient déjà des problèmes d’ongles avant de commencer leur traitement.

Les chercheurs rappellent qu’il ne faut pas attribuer automatiquement tous les changements d’ongles à l’injection d’Ozempic, de Wegovy ou de Mounjaro.

Source : Association entre les agonistes des récepteurs du GLP-1 et les troubles unguéaux : résultats d’une étude cas-témoins multinationale, Congrès EADV 2026, Vienne, Autriche.

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