Une IRM, ou imagerie par résonance magnétique, est une technique médicale permettant d’obtenir des images précises de l’intérieur du corps, comme le cerveau, le cœur ou certains organes. L’IRM est indolore et utilise un puissant champ magnétique pour produire des images en 2 ou 3 dimensions, explique l’Assurance Maladie.
Dans certains cas, un liquide appelé produit de contraste est injecté pour mieux visualiser certaines zones. Ce produit contient notamment du gadolinium, un métal appartenant à la famille des terres rares. Mais qu’est-ce que le gadolinium, et pourquoi le retrouve-t-on dans l’eau du robinet ?
À quoi sert le gadolinium dans les IRM, et comment finit-il dans nos eaux ?
Le gadolinium est utilisé dans les produits de contraste injectés lors des IRM pour rendre certaines zones plus visibles. Selon l’Assurance Maladie, cette injection est courante et généralement bien supportée. Elle peut causer de légers effets temporaires comme une sensation de chaleur, un goût métallique, des nausées ou un hématome à l’endroit de la piqûre. Rarement, des réactions allergiques ou des problèmes rénaux peuvent survenir, surtout chez les personnes à risque.
Après l’examen, le gadolinium est éliminé par les reins et se retrouve dans les urines. Il finit donc dans les eaux usées et peut rejoindre le cycle de l’eau. Une enquête du Parisien du 7 septembre a analysé des prélèvements dans huit départements d’Île-de-France, révélant la présence de gadolinium dans l’eau potable. Certains échantillons contenaient des niveaux parmi les plus élevés en Europe.
Le gadolinium est-il dangereux pour la santé ?
La question de la toxicité du gadolinium dans l’eau demeure. “Si ce produit était très toxique à court terme, nous l’aurions déjà constaté,” rassure Clément Pereto, écotoxicologue. Selon lui, aucune étude scientifique ne prouve que le gadolinium est dangereux pour la santé humaine à des doses faibles. Cependant, dans l’eau potable, l’exposition est prolongée et par voie digestive, ce qui soulève des questions sur ses effets à long terme.
Un autre chercheur, Jean-Alix Barrat, explique qu’à forte dose, ce métal peut être toxique et perturber le cycle biochimique en se substituant au calcium. Mais les quantités retrouvées dans l’eau potable aujourd’hui sont très inférieures à ces niveaux. Il souligne toutefois que les effets d’une exposition prolongée à de très faibles quantités ne sont pas encore bien compris. Les spécialistes et les entreprises de traitement de l’eau cherchent à mieux comprendre ces impacts sur le long terme.






