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Mal de dos : un signe caché d’un cancer du col de l’uterus à 25 ans

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Un mal de dos qui a révélé un cancer du col de l’utérus

À 25 ans, Jasmin McKee, résidente de Southampton, a commencé à ressentir un mal de dos persistant, accompagné de saignements après les rapports. Elle a d’abord cru que ces symptômes étaient liés à son stérilet en cuivre récemment posé. Cependant, ces douleurs et saignements se sont révélés être les signes d’un cancer du col de l’utérus de stade 3.

En mars 2023, Jasmin a installé un dispositif intra-utérin au cuivre. Peu après, elle a commencé à ressentir des douleurs dans le bas du dos, avec des saignements après les rapports et des cycles menstruaires irréguliers. Elle a d’abord pensé que ces effets étaient liés au stérilet et a repoussé une première invitation au dépistage, influencée par des histoires effrayantes en ligne.

C’est finalement en mars 2024 qu’elle a accepté de faire un dépistage. Cinq semaines plus tard, elle a appris qu’elle était positive au papillomavirus humain (HPV) et que ses cellules étaient anormales. Deux semaines après une biopsie, le diagnostic officiel est tombé : elle souffrait d’un cancer du col de l’utérus de stade 3. Jasmin raconte avoir été très choquée par cette nouvelle. Selon le site médical Vidal, ce stade indique que la tumeur s’est étendue au-delà du col vers les tissus pelviens.

Elle a subi une chirurgie en novembre 2024, suivie d’une radiothérapie en janvier 2025, puis d’une chimiothérapie en avril, après l’échec des traitements précédents.

Les symptômes du cancer du col de l’utérus à surveiller

Le cancer du col de l’utérus peut évoluer sans symptômes apparents pendant longtemps. L’Assurance Maladie rappelle que de nombreuses lésions précancéreuses ne donnent aucun signe au début. C’est pourquoi le dépistage organisé est essentiel. La majorité des cas de cancer du col sont liés à une infection persistante par des papillomavirus humains à haut risque (HPV-HR).

Certaines manifestations doivent toutefois alerter, surtout si elles s’accompagnent d’un mal de dos inhabituel :

  • Saignements après les rapports, entre les règles ou après la ménopause
  • Douleurs pendant les rapports
  • Perte vaginale inhabituelle, plus abondante ou odorante
  • Douleurs persistantes dans le bas-ventre, le bassin ou le bas du dos
  • Gêne ou sensations de brûlure lors de la miction

Ces symptômes ne signifient pas forcément un cancer, mais ils justifient une consultation rapide chez un médecin ou un gynécologue pour examens et tests complémentaires, comme la colposcopie ou une biopsie.

Quand et comment se faire dépister ?

Lorsque la tumeur grandit dans le col de l’utérus et s’étend vers le pelvis, elle peut irriter les nerfs, les ligaments ou d’autres organes, provoquant des douleurs pelviennes ou lombaires. Ces douleurs peuvent ressembler à une lombalgie classique, ce qui rend le diagnostic difficile si elles ne sont pas accompagnées d’autres signes gynécologiques.

Le dépistage organisé, recommandé par l’Assurance Maladie, concerne les femmes âgées de 25 à 65 ans. Entre 25 et 29 ans, un frottis cytologique est proposé tous les trois ans, après deux tests normaux espacés d’un an. De 30 à 65 ans, un test HPV-HR est conseillé tous les cinq ans si le résultat est négatif.

Malgré la vaccination contre le HPV, la surveillance reste importante. Jasmin, positive au HPV malgré son vaccin, souligne que son frottis s’est déroulé rapidement, en dix minutes, et sans douleur. Elle insiste sur le fait qu’il ne faut pas attendre la prochaine invitation pour consulter un professionnel si l’on présente des douleurs lombaires persistantes, des saignements inexpliqués ou des douleurs lors des rapports.

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