Une étape clé dans la gestion de l’épidémie d’hantavirus
Une vingtaine de Français, qui avaient été en contact avec une passagère néerlandaise décédée d’une infection à l’hantavirus en avril dernier, vont sortir de leur isolement à l’hôpital ce samedi 6 juin. Après trois semaines de confinement, ils pourront désormais quitter leur prise en charge médicale.
Ce vendredi, le ministère de la Santé a confirmé que la majorité des personnes identifiées comme cas contacts allaient pouvoir mettre fin à leur isolement. Au total, 22 Français, exposés lors de vols internationaux, ont été suivis dans plusieurs établissements en France, notamment à Paris et Marseille. Ces personnes avaient voyagé à bord de deux vols reliant Sainte-Hélène à Johannesburg, lors desquels la passagère infectée était présente.
Heureusement, aucune de ces personnes n’a été testée positive à l’hantavirus. Selon les autorités sanitaires, la période d’isolement pour ces contacts se termine ce samedi, marquant une étape importante dans la gestion de cette crise.
Quatre personnes encore en confinement jusqu’au 21 juin
Cependant, tous ne sont pas concernés par cette levée d’isolement. Quatre Français doivent encore rester isolés jusqu’au 21 juin. Ces personnes ont participé à la croisière du navire Hondius, où une passagère néerlandaise avait été contaminée par le virus avant de décéder fin avril.
Parmi les cas recensés en France, une seule personne est actuellement hospitalisée. Il s’agit d’une femme suivie à Paris, en réanimation, dans un état considéré comme « stable » par le ministère de la Santé.
Les autorités ont mis en place un protocole strict pour gérer cette situation. Après consultation d’experts, elles ont estimé que le risque épidémique global était faible, tout en recommandant des mesures de précaution renforcées. Ces mesures ont été validées par la justice à la fin du mois de mai.
Les risques liés à l’hantavirus et la prudence des autorités
L’hantavirus se transmet généralement à l’humain par contact avec des rongeurs infectés. Toutefois, dans certains cas, une transmission interhumaine peut se produire, comme cela semble avoir été le cas lors de cet épisode. Sur le navire de croisière, une dizaine de cas ont été recensés, dont trois décès, ce qui a renforcé la vigilance des autorités sanitaires face à cette maladie.
Parmi les personnes encore en confinement, certaines ont exprimé leur lassitude, malgré l’absence de symptômes ou de tests positifs. Roland Seitre, par exemple, a déclaré qu’il n’était pas malade et que tant que son sang ne contenait pas de trace du virus, il ne risquait pas de transmettre la maladie. Il demande simplement des conditions d’isolement moins strictes, tout en acceptant de respecter la période de confinement.






