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Nouveau traitement miracle pour le cancer de l’ovaire en France

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Le cancer de l’ovaire demeure l’un des cancers gynécologiques les plus difficiles à traiter. En France, près de 3 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, souvent à un stade avancé. La détection tardive complique la prise en charge, et les options thérapeutiques restent limitées pour ces formes avancées, où la rechute est fréquente malgré la chimiothérapie.

Dans ce contexte, un nouveau traitement offre de l’espoir. Le mirvetuximab soravtansine, commercialisé sous le nom d’Elahere, a récemment obtenu un financement du NHS en Angleterre, après un avis favorable du NICE. Selon des études cliniques, ce traitement ciblé destiné aux cancers de l’ovaire résistants au platine et exprimant la protéine FRα permettrait d’allonger la survie de plusieurs mois par rapport à la chimiothérapie classique. Il contribuerait également à améliorer la qualité de vie des patientes.

Un traitement plus « supportable » et efficace

Au Royaume-Uni, les autorités sanitaires parlent de « premier nouveau traitement en plus de deux décennies ». Lors d’un essai clinique mondial, ce traitement a montré une survie globale moyenne d’environ 16,5 à 16,9 mois, contre 12,8 à 13 mois avec la chimiothérapie standard. La durée de survie sans progression atteint 5,6 mois contre 4 mois. De plus, 37 % des tumeurs diminuent d’au moins 30 %, contre 16 % avec la chimiothérapie.

Ce traitement présente aussi l’avantage d’être plus « supportable ». Il est administré par perfusion toutes les trois semaines, ce qui réduit la fréquence des visites médicales. Les effets secondaires sont aussi moindres, avec moins de nausées et la possibilité pour les patientes de conserver leurs cheveux. Patricia Hill, une patiente londonienne, témoigne que ce traitement lui a permis de « donner un nouveau souffle à ses années », lui permettant de retrouver une vie normale plutôt que de rester alitée à cause des effets secondaires de la chimiothérapie.

Pour quelles patientes et dans quels pays ?

Le mirvetuximab soravtansine s’adresse à un sous-type précis de cancer de l’ovaire : celui qui est résistant au platine, qui rechute moins de six mois après une chimiothérapie, et qui présente une forte expression du récepteur FRα (FOLR1) à la surface des cellules tumorales. Ce profil concerne environ 30 à 40 % des patientes dans ce contexte. Un test spécifique est nécessaire pour confirmer cette expression avant de commencer le traitement.

Au niveau réglementaire, le médicament a reçu l’approbation de l’Agence européenne du médicament en novembre 2024. En France, il est déjà accessible dans certains centres spécialisés grâce à un accès précoce et à un avis favorable de la HAS. Cependant, son utilisation reste encore limitée et encadrée, en attendant une généralisation du remboursement.

Des effets secondaires encore surveillés

Les autorités sanitaires restent prudentes concernant certains effets secondaires. Des cas fréquents de vision floue, sécheresse oculaire et atteinte de la cornée (kératopathie) ont été rapportés, nécessitant un suivi ophtalmologique régulier et l’utilisation de collyres préventifs durant le traitement. La fatigue et certains troubles digestifs sont également courants.

Il est essentiel d’échanger en détail avec l’oncologue avant de débuter ce traitement. Plusieurs points doivent être abordés : vérifier la présence du biomarqueur FRα, évaluer la résistance au platine, et organiser un suivi précis des effets secondaires, notamment oculaires, avec des signes indiquant qu’il faut consulter rapidement.

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