Les oncologues mettent en garde : ce n’est pas l’alcool ni la charcuterie qui augmentent le plus le risque de cancer
En 2023, plus de 433 130 cas de cancer ont été diagnostiqués en France. Ces maladies, telles que le cancer du sein, du poumon, du pancréas ou colorectal, représentent aujourd’hui la première cause de mortalité prématurée dans le pays, dépassant même les maladies cardiovasculaires.
Insistez sur l’importance du dépistage
Pour se protéger contre le cancer, il est essentiel de ne pas négliger certains gestes. Si beaucoup pensent immédiatement à arrêter de fumer, réduire leur consommation d’alcool, manger plus sainement ou faire plus d’exercice, trois médecins oncologues soulignent un autre point crucial : le dépistage.
Selon le Dr Rohit Gosain, oncologue aux États-Unis, « zapper les examens de dépistage du cancer est une erreur ». Il explique que « le cancer n’attend pas que vous soyez prêt(e) » et que de nombreux cancers sont détectés trop tard parce qu’ils ne provoquent pas de symptômes apparents, évoluant discrètement. Seuls les examens de dépistage permettent de les repérer à un stade précoce, facilitant ainsi leur traitement.
Le Dr Elias Obeid, également oncologue aux États-Unis, insiste sur le rôle des techniques d’imagerie. « La meilleure arme que nous ayons contre le cancer, c’est notre capacité à le détecter très tôt, notamment grâce aux examens d’imagerie. » Il ajoute que « le stade de détection influence directement les chances de survie du patient ».
Le dépistage, un levier essentiel pour réduire le risque
Le Dr Jules Cohen rappelle que « parler du cancer ne le fait pas apparaître ». Il souligne que faire un examen de dépistage peut provoquer une peur, car cela confronte directement à la réalité de la maladie, voire de la mort. Cependant, il insiste : « plus vous vous faites dépister, moins vous avez de risque d’attraper un cancer, et donc d’en mourir. »
En France, trois examens de dépistage sont recommandés par les autorités sanitaires : ceux du cancer du sein, du colorectal et du col de l’utérus. Il est conseillé de consulter le site de l’Assurance Maladie pour connaître les modalités et les fréquences de ces dépistages.






