Camptocormie : comprendre cette déformation du dos
La camptocormie est une déformation du tronc qui se manifeste par une flexion vers l’avant, souvent supérieure à 45 degrés. Elle survient principalement chez les personnes de plus de 65 ans et s’aggrave en marchant, tout en diminuant souvent lorsqu’elles sont allongées. Cette condition peut réduire la capacité respiratoire de 30 à 50 %.
Selon Cap Retraite et Doctissimo, cette déformation apparaît surtout en position debout ou en marche. Elle est différente du dos voûté lié à l’âge, car elle est liée à une fatigue excessive des muscles qui maintiennent le dos droit. La camptocormie peut aussi toucher des personnes atteintes de maladies comme Parkinson, mais elle peut aussi apparaître sans cause précise.
Cette posture modifie le centre de gravité, augmente le risque de chute et rend chaque mouvement plus énergivore. Elle peut également entraîner des douleurs lombaires, une réduction du périmètre de marche et une baisse du moral, avec près de 40 % de dépression chez les personnes concernées.
Quels sont les impacts pour l’aidant familial ?
Comprendre la camptocormie est essentiel pour mieux soutenir son parent. La fatigue musculaire entraîne une bascule vers l’avant dès que la personne se met debout. La marche devient plus difficile et fatigante, et les gestes du quotidien demandent un effort supplémentaire. Cela explique pourquoi votre parent peut sembler têtu ou paresseux : son corps lui impose déjà un effort considérable pour effectuer des actions que d’autres réalisent sans y penser.
Il est important de garder en tête que cette déformation peut entraîner des douleurs, une diminution de la mobilité et parfois un état dépressif. Connaître ces enjeux permet d’adopter une attitude plus compréhensive et adaptée.
7 conseils concrets pour aider sans s’épuiser
Pour accompagner au mieux une personne atteinte de camptocormie, il est essentiel d’adapter son environnement et ses gestes quotidiens :
- Sécuriser les déplacements en retirant les tapis, en améliorant l’éclairage et en envisageant un déambulateur adapté, en concertation avec un professionnel de santé.
- Adapter les routines : surélever les plans de travail, prévoir des pauses allongées et choisir des vêtements faciles à enfiler.
- Collaborer avec un kinésithérapeute pour mettre en place de petits exercices réguliers à la maison.
- Utiliser corset ou orthèse uniquement si leur utilisation a été bien expliquée et testée en douceur.
- Protéger le souffle, la digestion et le sommeil en fractionnant efforts et repas.
- Nourrir le moral par des sorties courtes ou des échanges sociaux, même en visioconférence.
Le dernier axe : prendre soin de vous
Un aspect souvent négligé est votre propre bien-être. La fatigue, la douleur, l’irritabilité ou l’isolement doivent vous alerter. N’hésitez pas à en parler avec le médecin, à solliciter votre entourage ou les services d’aide pour partager les tâches et préserver votre santé mentale et physique.






