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Dormez sans culotte pour éviter infections et irritations, découvrez pourquoi

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Pourquoi les médecins recommandent de dormir sans culotte

De nombreuses femmes souffrent d’irritations, d’odeurs intimes ou d’infections urinaires sans en connaître la cause. Souvent, cela provient d’une habitude quotidienne : le port de sous-vêtements inadaptés. La transpiration et la macération dans la zone intime favorisent ces problèmes, surtout si les culottes sont en matières synthétiques. Les experts insistent sur l’importance de privilégier le coton, qui est plus respirant et respectueux de la flore vaginale.

Selon la Dre Melanie Santos, uro-gynécologue, « ce n’est pas qu’une théorie ». Elle explique que le choix de matière influence un microclimat intime, plus ou moins chaud et humide. Cet environnement peut soit protéger, soit déséquilibrer la flore vaginale. Un simple changement de sous-vêtements peut ainsi réduire l’inconfort, les odeurs et les infections répétées.

La Dre Dillon Knight précise que le coton, en tant que fibre naturelle, évacue l’humidité, permet la circulation de l’air et aide à garder la zone vulvo-vaginale sèche. La Dre Christine Greves ajoute que les sous-vêtements en coton, notamment ceux avec un gousset en coton, limitent la transpiration, laissent la peau sécher et protègent la muqueuse fragile. En pratique, il est conseillé de choisir des culottes en coton ou avec une partie en coton pour prévenir ces problèmes.

Les matières à éviter à tout prix

À l’inverse, de nombreux sous-vêtements en dentelle, strings ou shortys sont en polyester, nylon ou élasthanne. Ces tissus synthétiques retiennent chaleur et humidité contre la peau, créant un environnement favorable à la croissance de levures (Candida) et de bactéries potentiellement pathogènes. La Dre Dillon Knight souligne que cette combinaison augmente le risque de mycoses, vaginoses, cystites et irritations vulvaires.

Selon la Dre Melanie Santos, maintenir un environnement vulvo-vaginal frais et sec est essentiel. Le microbiome vaginal étant très sensible à l’humidité et à la chaleur, le port de sous-vêtements synthétiques ou de vêtements serrés augmente la transpiration et la macération, favorisant ces infections. L’Assurance Maladie indique que ces habitudes sont liées à une augmentation des mycoses vaginales, notamment chez les femmes souffrant de fuites urinaires ou en période de ménopause.

Une étude de 2014, SOPHY, révèle que 25,5 % de femmes utilisant des textiles synthétiques souffrent de mycoses, contre 15,7 % chez celles préférant les matières naturelles. La situation peut s’aggraver en cas de ménopause ou de fuites urinaires. La Dre Jennifer Wider rappelle aussi que les bactéries responsables des mauvaises odeurs peuvent se piéger dans ces vêtements, ce qui complique leur élimination malgré une bonne hygiène. Il est donc important de choisir la matière et la coupe de ses sous-vêtements avec soin.

Les autres gestes à adopter au quotidien

Il n’est pas nécessaire de jeter toute sa lingerie. Il suffit de réserver les modèles très synthétiques ou serrés pour des occasions spéciales. Pour le quotidien, privilégier des culottes avec un gousset en coton est une bonne pratique. Les médecins recommandent également de se changer rapidement après le sport ou la baignade, de boire suffisamment, d’uriner régulièrement (notamment après les rapports), d’éviter les douches vaginales et les produits parfumés qui peuvent irriter la flore vaginale.

Selon la Dre Melanie Santos, réduire la chaleur, l’humidité et les frottements est crucial pour prévenir infections et irritations. Les tissus respirants comme le coton sont un moyen simple, appuyé par des études, pour atteindre cet objectif. Avant d’acheter une dentelle ou un tissu esthétique, il est conseillé de vérifier l’étiquette afin de s’assurer qu’il ne nuit pas à la santé intime.

De nombreux experts recommandent aussi de dormir sans culotte la nuit, en portant une chemise de nuit ou un short ample. L’absence de sous-vêtements permet aux tissus de mieux respirer, ce qui réduit l’humidité, limite la prolifération microbienne et maintient un pH optimal pour la flore vaginale. Cependant, il est important de changer régulièrement la literie, car peu de personnes respectent la règle du lavage hebdomadaire ou bihebdomadaire des draps et des taies d’oreiller.

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