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La vérité sur la longévité enfin révélée

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La nouvelle vision sur la longévité : l’importance de la génétique

Une étude récente en gériatrie remet en question les idées reçues sur les facteurs déterminant notre espérance de vie. Jusqu’à présent, on croyait que notre mode de vie était le principal acteur de notre longévité. Pourtant, les chercheurs ont découvert qu’un facteur clé, lié à notre patrimoine génétique, joue un rôle bien plus important qu’on ne le pensait.

Les résultats d’une étude sur les jumeaux

Les scientifiques ont analysé les données de trois groupes de jumeaux sur plus d’un siècle. Certains ont été élevés ensemble, d’autres séparément. Cette méthode leur a permis de mieux distinguer l’impact de l’environnement familial de celui de la génétique.

Jusqu’à présent, la science estimait que la génétique représentait seulement 10 à 25 % de l’espérance de vie. Certaines études allaient même jusqu’à des chiffres inférieurs. Mais ces analyses ne faisaient pas la distinction entre les décès liés au vieillissement biologique et ceux dus à des causes externes, comme des accidents ou des infections, ce qu’on appelle la « mortalité extrinsèque ».

Une nouvelle compréhension de la mortalité

En utilisant des modèles mathématiques avancés pour corriger ce biais, les chercheurs ont pu isoler la mortalité intrinsèque, c’est-à-dire celle liée au processus de vieillissement. Ils ont ainsi découvert que « l’héritabilité de la durée de vie humaine intrinsèque dépasse 50 % ». En d’autres termes, la moitié de notre longévité dépendrait directement de notre patrimoine génétique, un chiffre beaucoup plus élevé que ce que l’on croyait jusqu’ici.

Implications pour la médecine et la recherche

Cette avancée offre de nouvelles perspectives pour la médecine de demain. Selon Ben Shenhar, l’un des auteurs de l’étude, « cela incite à rechercher des variants génétiques qui prolongent la durée de vie, afin de comprendre la biologie du vieillissement et, potentiellement, de développer des traitements ».

En identifiant les gènes liés à une longévité en bonne santé, les chercheurs espèrent mieux comprendre les mécanismes biologiques qui protègent contre le déclin cellulaire. Toutefois, cela ne signifie pas que notre destin est entièrement écrit dans nos gènes. Ces derniers ont une influence importante, mais ils ne déterminent pas à eux seuls notre espérance de vie.

Le rôle de l’épigénétique

Notre mode de vie joue aussi un rôle crucial. Loin de modifier directement notre ADN, il influence la façon dont nos gènes s’expriment. C’est ce que l’on appelle l’épigénétique. Par exemple, une alimentation équilibrée, l’activité physique, un sommeil réparateur ou la réduction du stress peuvent activer ou désactiver certains gènes liés au vieillissement ou aux maladies.

Savoir que « vos gènes ont une importance bien plus grande qu’on ne le pensait » permet d’anticiper certaines fragilités et d’agir en conséquence. Même si nous ne choisissons pas notre patrimoine génétique, nous avons la main sur la manière dont il s’exprime, ce qui peut influencer notre longévité.

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