Deux éléments clés pour vivre longtemps et en bonne santé, selon des études britanniques et canadiennes
Les recherches récentes montrent que pour être plus heureux et en meilleure santé, il est important de passer du temps dans la nature et d’avoir une alimentation riche en fruits et légumes. Ces thèmes ont déjà été étudiés, mais de nouvelles études menées au Royaume-Uni et au Canada confirment l’importance de ces habitudes pour prévenir certaines maladies graves.
Le rôle de l’alimentation dans la prévention des maladies
Une analyse de la Commission britannique de l’alimentation, de l’agriculture et du paysage indique que le système alimentaire du Royaume-Uni est considéré comme peu sain. Il a des conséquences importantes sur la santé et les finances du pays, avec un coût estimé à environ 269 milliards de livres sterling chaque année. Ce montant comprend les dépenses en soins de santé, en services sociaux et en protection sociale liés à des maladies causées par une mauvaise alimentation, comme le diabète de type 2, les maladies du cœur ou encore les troubles rénaux.
Pour améliorer la situation, le rapport recommande un soutien accru aux citoyens, notamment par des actions gouvernementales, afin de les aider à faire des choix alimentaires plus sains. Il est notamment suggéré de sensibiliser davantage le public aux risques liés à une alimentation ultra-transformée, riche en sel, en graisses saturées et en additifs. La consommation excessive de ces ingrédients augmente le risque de maladies chroniques. Le rapport propose aussi de rendre l’achat de fruits et légumes bruts plus accessible, par exemple via un système de bons d’achat, surtout pour les personnes ayant un budget limité.
Les bienfaits de la nature sur la santé mentale
Une étude canadienne s’est intéressée à l’impact de la nature sur la santé mentale. Pendant trois mois, des chercheurs ont suivi le comportement de 500 enfants au Québec. Ils ont observé que ces enfants étaient plus attentifs et plus calmes après avoir passé du temps dans la nature. Les effets étaient particulièrement visibles chez ceux qui avaient déjà des difficultés psychologiques, comme l’anxiété ou des comportements agressifs.
Selon la chercheuse Sylvana Côté, ces résultats suggèrent que des programmes axés sur la nature pourraient apporter des bénéfices spécifiques aux enfants vulnérables sur le plan mental. Elle ajoute que cela pourrait aussi contribuer à réduire les inégalités en matière de santé mentale chez les enfants d’âge scolaire.






