La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative qui affecte progressivement le cerveau. Elle entraîne une perte irréversible des capacités cognitives, généralement après 65 ans. En France, selon l’Inserm, entre 1 et 1,2 million de personnes vivent avec cette maladie, et chaque année, 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués. Ce nombre pourrait doubler d’ici 2050.
Actuellement, il n’existe pas de traitement curatif pour la maladie d’Alzheimer. Cependant, plusieurs études indiquent que certains modes de vie peuvent influencer le risque de la développer. L’activité physique, la stimulation intellectuelle, le sommeil, et l’alimentation sont autant de facteurs de prévention particulièrement étudiés.
C’est dans ce cadre que le Dr Jimmy Mohammed a évoqué, lors de son passage sur RTL, les résultats de recherches portant sur l’impact de certains aliments sur la santé cérébrale.
Le fromage, un aliment potentiellement protecteur
Longtemps, le fromage a été critiqué en raison de sa teneur en graisses saturées. Il était souvent associé à une alimentation « trop riche » et considérée comme néfaste pour la santé cardiovasculaire.
Pourtant, de nouvelles études remettent en question cette réputation. Elles suggèrent que le fromage pourrait avoir un effet protecteur sur le cerveau, lorsqu’il est consommé dans le cadre d’une alimentation équilibrée.
Le Dr Jimmy Mohammed a expliqué qu’une étude menée sur près de 25 ans en Suède a suivi des personnes âgées d’une soixantaine d’années. Les chercheurs ont analysé leur alimentation et ont observé leur risque de développer une démence, dont Alzheimer.
Les résultats indiquent que « les personnes qui consommaient du fromage avaient moins de risque de développer la maladie d’Alzheimer ou une autre forme de démence », précise le médecin.
Une réduction du risque, notamment pour la démence vasculaire
Les chercheurs ont observé que cet effet protecteur était particulièrement marqué dans le cas de la démence vasculaire. Ce type de trouble se manifeste par une perte progressive des capacités cognitives liée à une mauvaise circulation sanguine dans le cerveau. Cette mauvaise circulation prive les neurones d’oxygène et de nutriments, ce qui peut entraîner leur destruction progressive.
Le Dr Jimmy Mohammed souligne que « lorsque la circulation sanguine est perturbée, cela peut provoquer des micro-AVC silencieux ». Ces micro-accidents vasculaires bouchent et débouchent les artères, ce qui réduit l’apport en oxygène et en nutriments. Au fil du temps, cela endommage les neurones. Ces mécanismes insidieux pourraient être influencés par l’alimentation, notamment par la consommation de fromage.
Et la crème entière dans tout ça ?
L’étude a également examiné l’impact de la consommation de crème riche en matières grasses (30 à 40 %). Elle a révélé que les personnes consommant au moins 20 grammes de crème par jour avaient un risque de démence inférieur de 16 % par rapport à celles qui n’en consommaient pas.
Cependant, les chercheurs précisent que tous les produits laitiers ne semblent pas avoir le même effet. « Malgré l’association entre certains produits riches en matières grasses comme le fromage et la crème et un risque réduit de démence, d’autres produits laitiers ou leurs versions allégées n’ont pas montré de bénéfice similaire », soulignent-ils.
Les scientifiques insistent sur le fait que ces résultats restent observationnels. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ces effets. Néanmoins, ces travaux renforcent l’idée que la santé vasculaire et la santé cérébrale sont liées, et que certains aliments pourraient jouer un rôle protecteur.






