Selon le cardiologue espagnol José Abellán, plus de 60 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC) pourraient être évités. Il affirme que ces incidents ne sont pas inévitables et qu’il est possible d’agir sur huit facteurs clés.
En Espagne, cette maladie touche plus de 110 000 personnes chaque année, avec une incidence plus forte chez les femmes. L’AVC survient lorsque une artère du cerveau se bouche ou se rompt, privant les neurones d’oxygène. Nos choix quotidiens en matière d’activité physique, alimentation, sommeil ou consommation de substances ont une grande influence sur le risque. Pourtant, il reste souvent difficile de savoir par où commencer pour se protéger.
AVC : une urgence mais évitable en grande partie
L’AVC est une urgence médicale : chaque minute compte pour limiter les dommages au cerveau et réduire la dépendance. Pourtant, une grande partie des AVC sont liés à des facteurs modifiables. Une étude internationale, INTERSTROKE, indique que la gestion de neuf facteurs de risque pourrait réduire le risque d’AVC d’environ 90 %.
Selon l’association France AVC Île-de-France, adopter cinq mesures simples de mode de vie peut réduire le risque d’AVC d’environ 80 %. Ces mesures incluent arrêter de fumer, limiter sa consommation d’alcool et de drogues, améliorer son alimentation et pratiquer une activité physique régulière. Ces recommandations soulignent que des changements liés au mode de vie ont un impact considérable, souvent plus que le hasard ou la chance.
Les 8 facteurs clés pour prévenir l’AVC
En combinant les conseils du cardiologue avec les recommandations de l’Assurance maladie et du dictionnaire Vidal, huit facteurs modifiables ressortent comme essentiels pour réduire le risque d’AVC. Bien qu’ils ne remplacent pas un avis médical personnalisé, ils offrent une feuille de route concrète pour agir dès maintenant :
- Tabac, drogues et vapotage : le tabac double le risque d’AVC. La cocaïne peut le multiplier par 7 en 24 heures.
- Hypertension et excès de sel : c’est le facteur de risque principal. Réduire sa consommation de sel sans sodium peut aider.
- Diabète et cholestérol élevé : ces conditions fragilisent les artères et favorisent la formation de caillots.
- Manque d’activité physique : moins de 30 minutes de marche par jour augmente le risque. Viser 150 minutes d’exercice par semaine, avec du renforcement musculaire, est bénéfique.
- Surpoids abdominal et faible masse musculaire : une bonne composition corporelle limite aussi l’apnée du sommeil.
- Alimentation pauvre en végétaux : un régime méditerranéen, riche en plantes, aide à contrôler la tension et la glycémie.
- Sommeil insuffisant ou agité : dormir entre 7 et 9 heures, et dépister l’apnée du sommeil, favorise la santé vasculaire.
- Alcool excessif et stress chronique : ils augmentent la tension artérielle et perturbent le rythme cardiaque.
Agir progressivement sans se décourager
Il n’est pas nécessaire de tout changer en une semaine. La première étape consiste souvent à consulter son médecin pour mesurer la tension, dépister un diabète ou une hypercholestérolémie, et repérer une éventuelle apnée du sommeil. Ensuite, un plan personnalisé, combinant traitements et changements de mode de vie, devient plus simple à suivre.
Pour rester motivé, il est conseillé de se fixer de petits objectifs concrets. Par exemple, ajouter 10 minutes de marche par jour jusqu’à atteindre 30 minutes, prévoir deux repas végétariens par semaine ou prendre rendez-vous pour arrêter de fumer. En cas de symptômes d’AVC, comme une paralysie ou un trouble de la parole, il faut appeler immédiatement le 15.






