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2 700 internes vont rompre la pénurie de médecins

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Une réponse concrète au manque de médecins dans de nombreuses régions de France. Ce lundi 2 novembre 2026, environ 2 700 docteurs juniors vont renforcer les cabinets ou les maisons de santé. Il s’agit d’internes qui effectueront leur dixième et dernière année d’études directement sur le terrain. Depuis la réforme de 2023, les étudiants en médecine générale doivent réaliser quatre ans d’internat au lieu de trois. Le ministère de la Santé assure que plusieurs millions de consultations supplémentaires devront s’ouvrir dans les prochains mois. Ces docteurs juniors pourront soigner des patients sur trois à quatre journées dans la semaine, en autonomie mais sous la supervision de leur maître de stage, qui peut intervenir en cas de besoin. Comme leurs aînés, ils pourront prendre en charge les consultations, les soins courants et le suivi des pathologies chroniques.

80 % de ces internes ont été affectés dans des zones en grande difficulté d’accès aux soins pour renforcer l’offre en zone prioritaire et les encourager à s’installer dans ces territoires au terme de leurs études. Ils seront 102 en Centre-Val de Loire, au cœur de la « diagonale du vide » médicale, ou encore 241 en Occitanie, avec par exemple 59 praticiens en Haute-Garonne, 35 dans le Gard, 14 dans l’Aveyron et six dans le Lot et en Lozère, selon les données relayées par Le Monde.

Combien ces internes seront-ils rémunérés ?

Pour les internes, ce stage est rémunéré sur la base brute de 2 375 € par mois, avec une prime annuelle de 5 000 €. De plus, ceux qui exerceront dans une zone particulièrement touchée par le sous-effectif toucheront une prime mensuelle de 1 000 €. Ceux qui feront plus de 200 consultations par mois auront un bonus de 500 € brut par semestre. Même en additionnant ces primes, la rémunération des docteurs juniors reste bien inférieure aux revenus des médecins généralistes libéraux, qui percevaient en moyenne environ 8 000 euros par mois en 2024, selon la CARMF.

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