Accueil Santé Votre capacité à reprendre votre souffle pourrait révéler un risque qu’on sous-estime

Votre capacité à reprendre votre souffle pourrait révéler un risque qu’on sous-estime

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Même une amélioration modeste de la condition physique peut déjà faire la différence. © XD, ChatGPT

Dépression, démence, troubles psychotiques… Une meilleure condition physique pourrait-elle protéger notre santé mentale sur le long terme ? Une vaste étude internationale s’est penchée sur le rôle de la capacité cardiorespiratoire dans le développement des troubles mentaux.

Et si votre souffle en disait plus long sur votre santé mentale que vous ne l’imaginiez ? Monter les escaliers sans s’essouffler, marcher d’un bon pas, retrouver un peu d’endurance… Ces petits gestes du quotidien pourraient en réalité jouer un rôle bien plus important : celui de protéger votre cerveau.

Une vaste étude internationale, publiée dans Nature Mental Health, vient renforcer cette idée en montrant qu’une bonne condition cardiorespiratoire est associée à un risque nettement plus faible de dépression, de démence et de troubles psychotiques.

Une étude massive qui confirme un lien fort entre l’activité physique et la santé mentale

Cette recherche pilotée par l’Université de Castille-La Manche, en collaboration avec l’Institut Karolinska, repose sur la revue systématique et la méta-analyse de 27 études de cohortes, regroupant plus de 4 millions de participants.

« Ces études ont évalué la capacité cardiorespiratoire, généralement mesurée par des tests d’effort ou une estimation de la capacité, chez des individus exempts de troubles mentaux et neurocognitifs au départ, puis les ont suivis au fil du temps pour examiner l’incidence de ces affections », a expliqué Bizzozero Peroni, chercheur postdoctoral à l’Institut Karolinska et auteur principal de l’article.

L’objectif était d’évaluer dans quelle mesure la capacité cardiorespiratoire, c’est-à-dire l’aptitude du cœur et des poumons à fournir de l’oxygène lors d’un effort, influence le risque de développer des troubles mentaux et neurocognitifs.

Les scientifiques ont utilisé une unité de mesure, le MET (équivalent métabolique de la tâche), correspondant au coût énergétique de l’activité physique, c’est-à-dire la différence entre le repos et une activité très légère comme la marche.

Les résultats sont parlants :

  • -36 % de risque de dépression ;
  • -39 % de risque de démence ;
  • -29 % de risque de troubles psychotiques.

Même l’anxiété semble concernée, bien que les résultats soient moins robustes statistiquement.

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Source : Futura

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