Vitamine D : quand commencer une cure et à quelle fréquence ?
Lorsque les journées raccourcissent et que le soleil devient moins présent, la question de la supplémentation en vitamine D revient souvent. Beaucoup se demandent à partir de quand il faut prendre une cure et à quelle fréquence. La vitamine D, une hormone produite par la peau sous l’effet des UVB, est stockée dans le foie. En France, près de 80 % de la population aurait un déficit, selon le magazine Notre Temps. Cela relance chaque automne le débat sur la nécessité de se supplémenter.
Le but est simple : compenser le manque de soleil entre l’automne et le printemps, sans risquer un surdosage. La période de prise, la fréquence (gouttes quotidiennes ou capsules espacées) et la nécessité d’un contrôle sanguin du taux de 25(OH)D varient selon l’âge, la santé, l’exposition au soleil et les traitements en cours. C’est ce qui complique un peu la démarche.
Vitamine D et automne : pourquoi le timing est important
Lorsque les UVB diminuent, la production de vitamine D par la peau chute. La vitamine D, principalement sous forme de cholécalciférol (vitamine D3), devient insuffisante. En France métropolitaine, cette production devient limitée entre octobre et mars. Pour couvrir ses besoins, il faudrait s’exposer 15 à 20 minutes par jour, visage et avant-bras nus, sans crème solaire. Mais cela devient difficile en hiver, surtout pour les personnes âgées ou peu mobiles.
Quand commencer la cure de vitamine D et combien de temps la poursuivre ?
Selon Jacques Fricker, médecin nutritionniste à Paris, la cure peut débuter dès septembre et se poursuivre jusqu’à juin. Octobre est souvent considéré comme le moment où l’on quitte l’été. Attendre janvier pour commencer risque de laisser plusieurs mois avec des réserves faibles, notamment chez les plus de 65 ans, les femmes ménopausées, les personnes à la peau mate ou foncée, les enfants en croissance ou les femmes enceintes.
La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Assurance Maladie précisent qu’un dosage sanguin de 25(OH)D n’est pas systématique en prévention. Il est surtout recommandé en cas de pathologies comme le rachitisme, l’ostéomalacie, après une chirurgie bariatrique ou en cas de malabsorption. En prévention, une supplémentation peut être instaurée sans bilan préalable, sur avis médical. En cas de carence confirmée, les doses seront plus élevées et suivies d’un contrôle sanguin.
À quelle fréquence prendre la vitamine D sans risque de surdosage ?
Il existe deux approches. La première consiste à prendre des gouttes de cholécalciférol chaque jour, ce qui permet un apport régulier. Cela est souvent recommandé pour les personnes très âgées, très maigres ou les enfants. La seconde consiste à prendre des capsules ou ampoules à intervalles espacés. Par exemple, une capsule de vitamine D à 50 000 UI peut être prise tous les 1 à 2 mois, selon les recommandations du médecin.
Le risque principal n’est pas de suivre une prescription adaptée, mais de multiplier les sources ou d’augmenter les doses sans encadrement. Un excès de vitamine D peut provoquer une hypercalcémie, c’est-à-dire un taux élevé de calcium dans le sang. Les signes en sont : perte d’appétit, nausées, vomissements, fatigue, nervosité, maux de tête, soif intense ou besoin fréquent d’uriner.
Les personnes souffrant d’insuffisance rénale ou de troubles de la glande parathyroïde doivent faire preuve d’une grande prudence. Jacques Fricker insiste sur le fait de ne pas commencer seul une supplémentation. Certaines personnes prennent déjà de la vitamine D dans le cadre d’autres traitements, parfois à leur insu. Il ne faut pas risquer un surdosage en multipliant les sources ou en augmentant les doses sans avis médical.






