Accueil Santé Rhume : ces médicaments qui soulagent mais ne guérissent pas

Rhume : ces médicaments qui soulagent mais ne guérissent pas

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Avec l’arrivée d’octobre, la saison des virus débute. Rhume, nez bouché, toux sèche… face à ces symptômes, nombreux sont ceux qui se précipitent dans leur pharmacie pour acheter des médicaments. On y trouve des comprimés à prendre le jour, des sirops pour mieux dormir, ou encore des gélules contre la fièvre, dans l’espoir de guérir plus vite.

Ces médicaments contre le rhume apportent un soulagement, mais ils ne combattent pas les virus eux-mêmes, rappellent les spécialistes ORL. Utiliser plusieurs produits en même temps, dans l’espoir d’accélérer la guérison, peut en réalité aggraver la situation. Le Dr Joseph Lebowitz, expert en affections nasales, met en garde contre le risque de surdosage accidentel, qui survient souvent lorsque l’on prend deux médicaments contenant le même principe actif.

Le risque de surdosage avec le paracétamol

Le paracétamol, ou acétaminophène, est le médicament le plus couramment utilisé pour soulager la douleur. L’Assurance maladie rappelle qu’un adulte ne doit pas dépasser 1 gramme par prise, toutes les 4 à 6 heures, ni 3 grammes par jour. Tous les produits contenant du paracétamol, qu’il s’agisse de comprimés, de sachets ou de médicaments « spécial rhume », doivent être pris avec précaution.

Le Dr Lebowitz insiste sur le fait que la dose maximale recommandée pour un adulte en bonne santé est de 4 grammes en 24 heures. Il précise que ce plafond est une limite à ne pas dépasser, et non un objectif à atteindre.

Traiter un symptôme à la fois

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens, comme l’ibuprofène, peuvent provoquer des effets secondaires graves en cas de surdosage. Ils peuvent entraîner des saignements digestifs, des ulcères ou un risque accru pour le cœur. De leur côté, les décongestionnants à base de pseudoéphédrine, souvent conservés en réserve « au cas où », peuvent causer agitation, tremblements, convulsions ou complications cardiaques.

Les spécialistes recommandent une approche simple : traiter un seul symptôme à la fois. La Dre Bruni rappelle qu’il est inutile d’utiliser des médicaments combinés avec plusieurs principes actifs, car cela augmente le risque d’effets secondaires. La règle d’or est « 1 symptôme, 1 molécule » : paracétamol pour la douleur ou la fièvre, un seul antitussif, ou un spray nasal adapté.

Pour éviter les erreurs, une vérification rapide suffit. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) conseille de ne pas associer plusieurs médicaments contenant du paracétamol, des anti-inflammatoires, des vasoconstricteurs ou des antihistaminiques sédatifs. Il est également important de tenir compte des traitements en cours pour d’autres maladies, comme l’hypertension ou l’anxiété. Voici une mini check-list pour une automédication sécurisée :

  • Identifier ses symptômes et choisir un symptôme prioritaire à soulager.
  • Vérifier la ligne « principes actifs » sur chaque boîte, pas seulement le nom de la marque.
  • Repérer si le médicament contient du paracétamol, un AINS, un antihistaminique sédatif ou un vasoconstricteur.
  • Respecter les doses maximales et les intervalles indiqués dans la notice.
  • Éviter d’empiler plusieurs médicaments « jour », « nuit » ou des analgésiques sans avis médical.
  • Consulter un médecin ou un ORL si les symptômes durent plus de 10 jours, s’aggravent ou réapparaissent.

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