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Reins en danger : 5 habitudes à connaître pour les protéger efficacement

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Les reins jouent un rôle vital en filtrant le sang en permanence, sans faire de bruit ni causer de douleur. Cependant, ils peuvent fonctionner à seulement 20 % de leur capacité sans que l’on s’en aperçoive. Il est donc essentiel de connaître quelques habitudes simples pour préserver leur santé sur le long terme, ainsi que de faire un dépistage ciblé dès qu’un facteur de risque apparaît.

Selon une étude internationale, le Global Burden of Disease, environ 10 % des adultes dans le monde souffrent d’une forme de dysfonction rénale. La majorité ignore leur état. En effet, seules 10 à 20 % des personnes atteintes de maladie rénale chronique savent qu’elles en sont victimes. Les symptômes, comme la fatigue ou une tension légèrement élevée, sont peu spécifiques. La maladie ne se manifeste souvent qu’à un stade avancé, lorsque la moitié de la fonction rénale est déjà perdue. D’où l’intérêt d’agir rapidement pour prévenir la progression.

Les causes silencieuses de l’usure des reins

Les reins ont pour mission d’éliminer les déchets, de réguler la tension artérielle, l’eau, le sel et certaines hormones. Lorsqu’ils commencent à fatiguer, l’organisme compense longtemps, ce qui rend la maladie rénale chronique difficile à détecter. Elle évolue souvent sans symptômes, surtout chez les personnes atteintes de diabète, d’hypertension, d’obésité ou de maladies cardiaques. Des facteurs comme le tabac, une alimentation très salée ou sucrée, ou la sédentarité aggravent également les dégâts en endommageant les vaisseaux qui irriguent les reins.

Avec l’âge, la réserve rénale diminue. Les néphrons, unités fonctionnelles des reins, travaillent alors davantage pour compenser la perte de certains d’entre eux. Une forte chaleur, une fièvre ou une diarrhée peuvent suffire à déclencher une insuffisance rénale aiguë, surtout si l’on ne s’hydrate pas suffisamment ou si l’on prend des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) comme l’ibuprofène en automédication.

Les 8 règles d’or pour préserver ses reins

Ces conseils protègent non seulement les reins, mais aussi le cœur et les vaisseaux sanguins. Ils sont recommandés pour tout le monde, avec une vigilance particulière en cas de diabète, d’hypertension ou de surpoids.

  • Règle 1 : Pratiquer une activité physique régulière, comme la marche rapide, le vélo ou la natation, plusieurs fois par semaine pour maintenir en bonne santé le cœur et les vaisseaux.
  • Règle 2 : Surveiller sa tension artérielle, limiter la consommation de sel (plats préparés, charcuterie, snacks) et suivre le traitement antihypertenseur si prescrit.
  • Règle 3 : Maintenir un poids santé en cuisinant maison, en privilégiant légumes et légumineuses, et en réduisant les boissons sucrées et aliments ultra-transformés.
  • Règle 4 : Contrôler sa glycémie si l’on est à risque ou diabétique, et respecter rigoureusement le traitement antidiabétique.
  • Règle 5 : Boire régulièrement tout au long de la journée, en adaptant ses apports selon la chaleur, l’activité physique et l’âge, en suivant les conseils de son médecin.
  • Règle 6 : Limiter sa consommation d’alcool, en respectant la recommandation de Santé publique France : pas plus de 10 verres par semaine, avec un maximum de 2 par jour.
  • Règle 7 : Ne pas fumer, car le tabac endommage directement les vaisseaux rénaux et augmente le risque cardiovasculaire.
  • Règle 8 : Éviter l’automédication prolongée avec des AINS et consulter un médecin avant de prendre régulièrement des médicaments ou des compléments « détox ».

Dépistage : quels examens demander à son médecin ?

La Haute Autorité de Santé recommande un dépistage annuel ciblé de la maladie rénale chronique chez les adultes à risque, notamment ceux atteints de diabète, d’hypertension, d’obésité, de maladies cardiovasculaires ou ayant des antécédents familiaux. Ce dépistage repose sur deux examens simples : la mesure de l’albuminurie dans les urines (souvent sous forme de ratio albuminurie/créatininurie) et le dosage de la créatininémie dans le sang. Ces analyses permettent de calculer le débit de filtration glomérulaire (DFG), indicateur de la capacité de filtration des reins.

Une simple bandelette urinaires peut détecter une fuite de protéines, puis des analyses complémentaires peuvent être réalisées si nécessaire. Toute personne souffrant de diabète, d’hypertension, de surpoids ou de maladies cardiaques doit en parler à son médecin. En cas de fatigue inhabituelle, œdèmes, urine très foncée ou présence de sang dans les urines, une consultation rapide est essentielle. Un contrôle simple peut souvent permettre de détecter la maladie à un stade précoce et de freiner sa progression.

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