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Penser au vin relaxe déjà le corps, une étude surprenante

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La simple pensée au vin influence déjà le corps, selon des chercheurs

Vous n’avez pas encore bu une goutte, mais penser à votre verre de vin après le travail peut déjà avoir un effet relaxant. Selon Logan Pant, professeur adjoint de marketing à l’université d’Evansville, ce phénomène n’est pas isolé. Il l’explique dans un article publié le 10 mars 2026 dans The Conversation.

Une étude pour comprendre l’impact mental des boissons alcoolisées

Pour appuyer ses propos, le chercheur s’appuie sur une étude qu’il a dirigée, dont les résultats ont été publiés fin février dans la revue Young Consumers. Lors de cette recherche, 429 jeunes adultes ont été invités à penser à différents alcools : vin, tequila ou whisky. Ensuite, ils ont indiqué comment ils se sentaient.

Les chercheurs ont d’abord demandé aux participants ce que chaque boisson leur évoquait, en termes d’images ou de souvenirs. Puis, ils leur ont proposé un jeu d’association de mots. Les réponses ont permis d’identifier des liens que l’on construit au fil du temps, grâce à l’entourage, à la publicité ou aux médias. Ces liens forment ce qu’on appelle des associations apprises.

Différents états d’esprit liés à chaque alcool

Les chercheurs ont regroupé ces associations en trois grandes familles d’états d’esprit. La première, liée à la fête, comprenait des mots comme « énergique », « envie de sortir » ou « célébration ». La deuxième, « mode masculin », évoquait des notions de force, de confiance et de virilité. La troisième, « mode sophistiqué », associait élégance, classe et raffinement.

Chaque participant a été ensuite invité à penser à un type d’alcool précis, selon un tirage au sort. Les résultats ont montré des schémas clairs. Lorsqu’ils pensaient à la tequila, revenaient des notions de fun, de « wild » ou de soirée. Le whisky évoquait la force et la confiance. Quant au vin, il était associé à des symboles d’élégance, de classe et de calme.

Les effets psychologiques sans consommation réelle

Il faut noter que les participants n’avaient pas bu d’alcool. Cela indique que l’effet observé ne dépend pas de l’alcool en lui-même, mais plutôt de ce que le cerveau associe à chaque boisson. Penser à un verre de vin rouge avant un rendez-vous peut ainsi donner envie d’adopter une tenue élégante ou d’adopter un ton plus calme. À l’inverse, se projeter avec de la tequila peut susciter l’envie de musique forte, de danse ou de rassemblements entre amis.

Des implications pour la santé publique

Chez les jeunes adultes, y compris la génération Z qui consomme moins d’alcool, ces codes restent très présents. Selon Logan Pant, comprendre ces signaux psychologiques permet d’expliquer comment se forment les normes sociales et les attentes autour de la consommation d’alcool, et comment elles influencent les choix.

Une meilleure connaissance de ces mécanismes pourrait aider à élaborer des campagnes de santé publique axées sur la modération, l’alternance avec de l’eau, et la vigilance face aux risques, même en cas de consommation dite modérée. Des recherches futures pourraient également explorer comment ces associations se forment selon les contextes sociaux, les groupes d’âge ou les cultures, afin de mieux orienter les interventions pour réduire les comportements à risque.

Les repères en France

En France, les autorités sanitaires recommandent de ne pas dépasser dix verres standard d’alcool par semaine, avec un maximum de deux par jour. Il est aussi conseillé de prévoir des soirs sans alcool dans la semaine.

L’alcool est responsable, directement ou indirectement, d’environ soixante maladies. Parmi elles : plusieurs types de cancers, comme ceux de l’œsophage, du foie ou du sein, mais aussi des maladies du foie, comme la cirrhose, ou des troubles digestifs et du pancréas. L’alcool augmente également le risque de maladies cardiovasculaires, telles que l’hypertension, les troubles du rythme ou les AVC. En France, il cause chaque année environ 49 000 décès.

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