Accueil Santé Olivier de Kersauson brise le silence sur son cancer de l’œsophage

Olivier de Kersauson brise le silence sur son cancer de l’œsophage

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Connu pour ses interventions dans Les Grosses Têtes, Olivier de Kersauson s’est aussi illustré dans le monde de la navigation. Mais en mai dernier, le célèbre navigateur a été au cœur d’une autre épreuve : un cancer de l’œsophage. Il est revenu sur cette maladie avec franchise au micro de RTL.

« Ce n’est pas un drame non plus », avait-il avoué avant d’ajouter : « Il faut voir ça avec sérénité. En plus, j’ai 82 ans, donc ce n’est pas indécent. Un mec de 82 ans qui est en danger de mort, c’est juste fatal ». Et de conclure : « Quand on est malade comme ça, il faut se réjouir d’être soigné plutôt que se blâmer d’être malade. J’ai la chance de ne pas beaucoup souffrir. Je supporte (la douleur) ».

Olivier de Kersauson : « Je ne crains pas de mourir »

Cette franchise face à la maladie ne date pas d’hier. Bien avant de révéler son cancer, Olivier de Kersauson avait déjà abordé sans détour les questions de la vieillesse, de la mort et de sa propre fin de vie. « Je n’ai pas envie de mourir. Mais je ne crains pas de mourir », avait-il notamment déclaré lors d’un entretien accordé au Journal du Dimanche. Pour lui, « cela ne sert à rien d’avoir peur d’un truc contre lequel tu ne peux rien faire. Nul ne sait ni le jour ni l’heure… La peur ne construit rien ».

Olivier de Kersauson préconise en effet de se concentrer sur les bons moments de la vie et de profiter un maximum. « Le merveilleux de l’homme, c’est dans l’effort, pas dans la crainte ! Le reste n’a pas d’intérêt », avait-il conclu. De touchantes confidences de la part de celui qui habite un modeste manoir en pays bigouden où se dégagent « des odeurs de terre et de mer » qui lui rappellent son enfance.

Un « devoir d’exister » envers ses ancêtres

Cette philosophie de vie, Olivier de Kersauson l’avait déjà évoquée lors de son passage dans le podcast Le monde d’Élodie, animé par Élodie Suigo. Le navigateur y expliquait notamment ressentir une forme de « devoir d’exister » envers ses ancêtres, et plus particulièrement ses grands-pères, disparus prématurément durant la Première Guerre mondiale. Conscient de la chance qu’il avait de pouvoir vivre pleinement son existence, il estimait devoir en profiter au maximum en leur mémoire. Une manière bien particulière d’aborder le temps qui passe et de donner un sens supplémentaire à sa propre existence.

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