Vous venez de recevoir vos résultats d’analyse de sang et la valeur des monocytes est indiquée en gras. Mais que signifie-t-elle ? Dans le sang, il existe cinq types de leucocytes, aussi appelés globules blancs. Parmi eux, on trouve les monocytes. Mais quel est leur rôle ?
Les monocytes sont des cellules produites par la moelle osseuse. Elles circulent dans le sang et jouent un rôle essentiel dans la défense de l’organisme. Leur tâche principale est la phagocytose, c’est-à-dire « manger » les bactéries, virus et parasites.
Définition : qu’est-ce que les monocytes et quelle est leur fonction ?
Selon le Dr François Blanchecotte, docteur en pharmacie et président du Syndicat des Biologistes (SDB), « les monocytes sont des cellules produites très rapidement, en seulement 48 heures ». Lors d’une infection ou d’une septicémie, le corps libère en urgence ces cellules pour se défendre. Leur durée de vie est d’environ trois jours.
Ces cellules migrent rapidement vers le lieu de l’infection pour détruire les agents pathogènes. Leur rôle est crucial dans la réponse immunitaire, en protégeant l’organisme contre les bactéries, virus et autres substances étrangères.
Quel est le taux normal de monocytes dans le sang ?
Les normes internationales situent le taux « normal » de monocytes entre 0,20 et 0,75 gigas par litre (g/L). Cela correspond à environ 200 à 750 unités par millimètre cube de sang.
Le bilan sanguin permet-il de calculer le taux de monocytes ?
Lors d’une prise de sang, un examen appelé hémogramme ou « examen hématologique complet » est systématiquement réalisé. Il donne des informations sur les globules blancs, rouges et les plaquettes. Le taux de monocytes en fait partie, ce qui permet de surveiller leur niveau dans le sang.
Monocytopénie : quelles causes pour un taux de monocytes trop bas ?
Chez certaines personnes, un taux de monocytes très faible peut être observé. Par exemple, lors d’une chimiothérapie, le médecin surveille ce taux car leur apparition indique souvent une récupération de la moelle osseuse. Un taux faible peut aussi apparaître lors d’une infection du sang ou en raison de troubles de la moelle osseuse.
Il est important de noter qu’il est difficile de définir une valeur minimale pour les monocytes. En bonne santé, leur taux peut être naturellement faible, car ils sont produits à la demande en réponse à une agressions.
Une monocytopénie peut aussi résulter de la prise de corticoïdes. Dans certains cas, elle est provoquée par une chimiothérapie ou d’autres traitements qui ralentissent la production de cellules sanguines.
Monocytose : quelles causes pour un taux élevé de monocytes ?
Un taux élevé de monocytes, appelé monocytose, peut avoir plusieurs origines. Il peut d’abord être une réaction à une infection, comme la tuberculose, la syphilis, la listériose ou la fièvre typhoïde. Lors d’une infection, les monocytes sont plus nombreux car ils participent à l’action antibactérienne.
Les maladies chroniques peuvent aussi entraîner une augmentation du taux de monocytes, comme la maladie de Crohn ou la polyarthrite rhumatoïde. Dans ces cas, le médecin peut demander des examens complémentaires pour déterminer la cause précise.
La grossesse et le taux de monocytes
Pendant la grossesse, il est fréquent que le taux de monocytes augmente, surtout au dernier trimestre. Cette hausse est considérée comme normale, liée aux transformations du corps de la femme enceinte et au développement du bébé.
En revanche, une augmentation excessive peut indiquer des maladies graves comme la leucémie. La leucémie aiguë monocytaire est un cancer du sang spécifique aux monocytes. Elle se manifeste par une accumulation anormale de monocytes immatures. La leucémie myélomonocytaire, quant à elle, touche plusieurs types de cellules sanguines, y compris les monocytes, qui deviennent anormaux et nombreux.
Dans de rares cas, notamment chez des patients souffrant d’anémie grave, une monocytose chronique peut être observée, c’est-à-dire un taux de monocytes constamment élevé.
Enfin, pour toute question ou interprétation précise de vos résultats, il est conseillé de consulter un professionnel de santé ou un biologiste.






