Canicule : ces 4 médicaments augmentent le risque de coup de chaleur
Lorsque la chaleur devient intense et que la canicule s’installe, le danger ne se limite pas à la température indiquée par le thermomètre. Le coup de chaleur survient lorsque le corps ne parvient plus à évacuer la chaleur, ce qui peut faire monter la température interne au-delà de 40 °C. La régulation thermique du corps repose sur une température d’environ 37 °C, la transpiration et la sensation de soif. Si un traitement perturbe ces mécanismes, la déshydratation peut s’installer rapidement, en particulier chez les personnes âgées, fragiles ou isolées.
Certains médicaments peuvent augmenter le risque de coup de chaleur, notamment ceux utilisés en santé mentale. La psychologue Claire Petin, spécialiste en psychiatrie, précise que quatre grandes familles de psychotropes peuvent favoriser une surchauffe de l’organisme. Voici lesquelles.
Les quatre familles de médicaments à risque en période de canicule
Les antidépresseurs : Les médicaments de la famille des tricycliques, tels que l’amitriptyline, la clomipramine ou l’imipramine, ont pour effet de réduire la sudation. Cela peut faire augmenter la température corporelle. La psychologue souligne que ces risques sont plus importants en cas de forte chaleur, surtout chez les personnes âgées.
Les anxiolytiques : Les benzodiazépines, comme le diazépam, le lorazépam ou l’alprazolam, présentent aussi un danger lors des pics de chaleur. Ils renforcent la somnolence, diminuent la sensation de soif et altèrent la vigilance, ce qui peut compliquer la gestion de la chaleur.
Les antipsychotiques : Selon Claire Petin, ces médicaments figurent parmi les plus à risque en période de forte chaleur. Ils peuvent inhiber la transpiration et perturber la régulation thermique du corps.
Le lithium : Prescrit notamment pour les troubles bipolaires, ce médicament présente un risque particulier en cas de déshydratation. Il peut s’accumuler dans le sang, ce qui pourrait entraîner une intoxication au lithium.
Ne pas modifier son traitement sans avis médical
Si vous prenez un psychotrope et que la vague de chaleur approche, il est essentiel de ne pas ajuster votre traitement seul. Claire Petin recommande de consulter votre médecin, psychiatre ou pharmacien avant toute modification de dose. Toute adaptation doit être encadrée par un professionnel de santé pour éviter tout déséquilibre ou effet indésirable.
Par ailleurs, il est conseillé d’informer son entourage si l’on suit un traitement sensible à la chaleur. « Assurez-vous que vos proches savent que vous prenez un médicament qui peut réagir à la chaleur, surtout si vous vivez seul ou si vous êtes vulnérable. » Cela permet une vigilance accrue en cas de malaise ou de signes inhabituels liés à la chaleur.






