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Cancer : lancez-vous dans la prévention en ignorant les fausses idées

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De nombreuses idées reçues circulent encore sur le cancer, ce qui peut nuire à la prévention. Le Pr. David Khayat, cancérologue à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, insiste sur l’importance de se baser sur des informations fiables et scientifiques. Dans son livre Les gestes qui changent tout !, il rappelle que certains comportements populaires sont à éviter et propose des conseils pour mieux se protéger.

Les idées reçues à oublier rapidement

Selon le Pr. Khayat, il faut faire une « remise à zéro des connaissances » pour mieux comprendre le cancer. Il recommande de s’éduquer uniquement auprès de sources scientifiques et d’éviter de se laisser influencer par des certitudes transmises par les réseaux sociaux ou la tradition.

Le mythe : « Je suis jeune, je ne risque rien »

FAUX. En 2024, l’âge médian au diagnostic de cancer était de 70 ans chez l’homme et 68 ans chez la femme. Pourtant, de plus en plus de jeunes sont touchés. Entre 2000 et 2020, l’incidence du cancer colorectal chez les moins de 40 ans a augmenté de 1,5 % par an.

Le spécialiste met en garde : « Chez les moins de 40-50 ans, les symptômes sont souvent négligés, ce qui retarde la détection. » Il conseille de ne pas banaliser certains troubles digestifs persistants, comme des saignements, douleurs, modifications du transit ou amaigrissement, qui doivent conduire à consulter rapidement. Selon lui, la vigilance n’est pas de l’anxiété, mais une responsabilité envers sa santé.

Le mythe : « Je n’ai pas besoin de dépistage si ma famille n’a pas de cas de cancer »

FAUX. La majorité des cancers apparaissent sans lien familial. Seuls 5 à 10 % des cancers du sein et de l’ovaire, 3 % des cancers colorectaux et 10 % des cancers de la prostate ont une origine génétique avérée.

Le Pr. Khayat explique que de nombreux cancers évoluent longtemps sans symptômes, hors d’un contexte familial. C’est pourquoi le dépistage organisé est essentiel. Il permet d’intervenir tôt, avec des traitements moins lourds et plus efficaces. Il insiste : « Le dépistage n’est pas une contrainte, c’est une chance. »

Le mythe : « Adopter un régime végétarien protège totalement »

VRAI, mais avec des précautions. Des études montrent qu’un régime végétarien ou pesco-végétarien peut réduire le risque global de cancer. Chez les femmes ménopausées, il diminue aussi le risque de cancer du sein.

Attention cependant : le Pr. Khayat souligne que certains aliments végétaux ultra-transformés, comme les burgers de légumes ou les steaks de soja, sont souvent très riches en additifs et peu recommandés. Il conseille de privilégier la simplicité et la consommation d’aliments bruts : légumes, légumineuses, céréales complètes. Les alternatives végétales doivent être consommées avec modération, en vérifiant bien leur composition.

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