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Cancer en France : des avancées qui sauvent des vies

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Une amélioration des taux de survie pour certains cancers en France

Le bilan 2026 de l’Institut national du cancer (INCa), publié le mercredi 15 juillet, apporte de bonnes nouvelles concernant la survie des patients atteints de certains types de cancers. Selon ces données, la proportion de patients survivant cinq ans après le diagnostic s’est considérablement améliorée ces dernières années.

Les spécialistes de l’INCa soulignent que « ces dernières années, la survie des personnes atteintes de cancer s’est améliorée pour la majorité des localisations ». Cette tendance, observée entre 1990 et 2015, ne concerne pas uniquement le nombre de décès ou de nouveaux cas, mais indique une amélioration des chances de survie.

Progrès remarquables pour certains types de cancers

Pour le cancer de la prostate, la situation est particulièrement encourageante. Aujourd’hui, 93 % des hommes diagnostiqués survivent au moins cinq ans, contre 72 % il y a quelques années. Malgré cette amélioration, cette année, 9 002 décès liés à cette maladie ont été recensés en France. La maladie reste la deuxième cause de mortalité chez les hommes, derrière les cancers du poumon, qui ont causé 20 468 décès en 2023.

Concernant le cancer du poumon, souvent considéré comme ayant un mauvais pronostic, la tendance est également positive. La survie à cinq ans est aujourd’hui estimée à 20 %, contre 9 % il y a 25 ans, soit une hausse de 11 points.

Pour d’autres cancers traditionnellement considérés comme difficiles à traiter, les progrès sont aussi notables. Le taux de survie pour le foie a augmenté de 12 points pour atteindre 18 %, celui de l’œsophage de 10 points à 17 %, et celui du pancréas de 7 points pour atteindre 11 %. En revanche, pour les cancers avec un meilleur pronostic, la survie reste très élevée : le mélanome à 93 % (+11 points) et le cancer du sein à 88 % (+9 points).

Les disparités selon les pays et les populations

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), tous ne sont pas égaux face au cancer. La différence de survie dépend notamment du niveau de revenu du pays. Dans les pays riches, le taux de survie à cinq ans pour le cancer du sein chez les femmes atteint 87 %, contre seulement 42 % dans les pays à faibles revenus.

En France, cette disparité est aussi présente. Les personnes en situation de précarité ont un pronostic médical moins favorable, ce qui souligne l’importance des inégalités sociales dans la lutte contre le cancer.

Les facteurs contribuant à ces progrès

Les avancées dans le dépistage et les traitements expliquent en partie cette amélioration. Selon l’INCa, la moitié des cancers pourraient être évités par des changements de mode de vie. Le tabac, par exemple, est responsable de 17 types de cancers, le surpoids et l’obésité de 14, l’alcool de 8.

La diminution du tabagisme, amorcée en 2016, a été interrompue par la pandémie de Covid-19, mais elle reprend depuis 2021. Cette tendance a déjà des effets positifs, notamment chez les femmes. La proportion d’adultes consommant de l’alcool à un niveau à risque diminue légèrement, atteignant 22 %.

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