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Alzheimer : un traitement contre l’agitation pourrait doubler le risque d’AVC

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Alzheimer : un médicament contre l’agitation pourrait augmenter le risque d’AVC

La rispéridone, un antipsychotique fréquemment prescrit pour gérer les troubles du comportement chez les personnes atteintes de démence, notamment la maladie d’Alzheimer, est au centre d’une nouvelle étude qui remet en question sa sécurité. Une vaste recherche menée au Royaume-Uni a analysé les dossiers médicaux de plus de 165 000 patients atteints de démence.

Les résultats montrent que les patients traités par ce médicament présentent un risque accru d’accident vasculaire cérébral (AVC). De plus, cette augmentation du risque apparaît chez divers profils de patients, y compris ceux qui semblaient initialement à faible risque.

Un risque accru même chez les patients sans antécédents cardiovasculaires

Ce qui a particulièrement surpris les chercheurs, c’est que même chez les patients ne souffrant pas auparavant de problèmes cardiovasculaires, le risque d’AVC était plus élevé chez ceux qui prenaient de la rispéridone. En revanche, les personnes ayant déjà des antécédents d’AVC ou de maladies cardiaques restent les plus exposées, avec une incidence nettement supérieure de ces événements.

Pour cette étude, les chercheurs ont comparé deux groupes : 28 403 patients traités par rispéridone et 136 324 autres, similaires mais ne prenant pas ce médicament. La conclusion : le traitement est associé à une augmentation d’environ 28 % du risque d’AVC. Cette hausse concerne aussi bien ceux qui ont des troubles cardiovasculaires que ceux qui n’en ont pas.

Un des rares médicaments antipsychotiques autorisés

Ce résultat est inattendu pour de nombreux spécialistes. Certains médecins pensaient que la rispéridone pouvait être administrée avec moins de risques dans certains cas. Pourtant, ce médicament reste aujourd’hui l’un des rares antipsychotiques autorisés pour traiter les troubles comportementaux graves liés à la démence. Il est généralement prescrit lorsque les approches non médicamenteuses ne suffisent plus à calmer l’agitation, l’agressivité ou les comportements dangereux.

Les chercheurs soulignent que leurs résultats pourraient influencer la façon dont ce traitement est désormais prescrit et surtout surveillé chez les personnes âgées atteintes de démence.

Source : Risk of stroke associated with risperidone in dementia with and without comorbid cardiovascular disease: population-based matched cohort study, Cambridge University press, octobre 2025.

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