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À 110 ans, le secret de Vincent pour une vie longue et pleine d’énergie

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À 110 ans, Vincent Dransfield affirme se sentir encore « en pleine forme ». Il vit seul dans sa maison à trois étages dans le New Jersey, peut conduire et voir régulièrement ses proches. Sa longévité intrigue, notamment à cause des histoires qui le créditent d’une alimentation particulière qu’il aurait évitée toute sa vie. En réalité, son récit met surtout en avant son café du matin, sa cuisine maison, peu d’aliments transformés, ainsi que ses liens sociaux forts.

Ce centenaire ne parle pas d’un aliment spécifique qu’il aurait banni définitivement. Il explique plutôt suivre une routine simple : boire un café chaque matin, préparer ses repas lui-même, éviter autant que possible les produits industriels, tout en conservant un caractère optimiste et en entretenant une vie amoureuse riche. Son mode de vie paraît ordinaire, mais sa longévité montre que ce sont peut-être des habitudes quotidiennes qui ont fait la différence, plutôt qu’un aliment miracle.

Vincent Dransfield, supercentenaire au café du matin

Né le 28 mars 1914, Vincent Dransfield est décédé le 26 juin 2024. Il a vécu 110 ans et 90 jours, une longévité reconnue par le Gerontology Research Group, un réseau international d’experts en gérontologie. Il faisait partie de la rare catégorie des supercentenaires, c’est-à-dire des personnes ayant atteint ou dépassé 110 ans. À Little Falls, dans le New Jersey, il continuait à monter les trois étages de sa maison, préparer ses repas et voir régulièrement ses sept arrière-petits-enfants.

Engagé dans les pompiers volontaires, cette activité a occupé une grande partie de sa vie. Il se souvenait avoir rencontré beaucoup d’amis grâce à cette fraternité. Après la mort de son épouse en 1992, cette communauté l’a beaucoup soutenu. Vincent pensait que « aimer » était un facteur clé de sa longévité, soulignant l’importance de ses liens familiaux et amicaux, tout comme son alimentation. Des études montrent que rester actif socialement et physiquement peut protéger le cerveau et retarder certains troubles neurodégénératifs.

L’aliment qu’il a presque évité : les aliments transformés

Son régime n’était pas strict, mais il privilégiait la cuisine maison. Son alimentation favorisait la cuisine italienne, le chocolat, les hamburgers, le café du matin, et il buvait « une bière de temps en temps ». Il est important de souligner que la consommation excessive d’alcool est risquée pour la santé, mais sa modération lui a permis d’éviter certains risques.

Il se rappelait aussi de son enfance à la ferme, où il buvait du lait et mangeait bien, car il travaillait dans une ferme. Selon lui, cela lui aurait permis de commencer sa vie avec de bonnes bases pour ses os et son corps. Sa phrase « je n’ai jamais mangé cet aliment » traduit sa tendance à se tenir à l’écart des produits industriels. La recherche en nutrition indique qu’un mode de vie axé sur la cuisine maison et les aliments bruts est souvent associé à une meilleure santé, même si l’histoire individuelle ne prouve pas à elle seule cette causalité.

Café du matin, optimisme et liens sociaux : ce qui compte au-delà des interdits

Le café du matin occupe une place centrale dans son récit, mais pas seulement comme un médicament. Pour Vincent, c’est un rituel rassurant. La caféine aide à rester vigilant, et le café contient des antioxydants bénéfiques. Des études épidémiologiques suggèrent qu’une consommation modérée pourrait être liée à une mortalité plus faible, sans prouver que le café seul prolonge la vie. Toutefois, boire du café plus tôt dans la journée limite souvent les troubles du sommeil.

Il faut cependant faire preuve de prudence. Les personnes souffrant de troubles du rythme cardiaque, d’hypertension, de reflux, d’anxiété, ou enceintes, devraient réduire leur consommation ou opter pour le décaféiné, après avis médical. Dans le cas de Vincent, le café n’était qu’un élément parmi d’autres : une activité physique régulière, une vie sociale intense, un optimisme affirmé, et une alimentation peu transformée. Ces facteurs semblent plus crédibles pour expliquer sa longévité que l’idée d’un aliment unique qu’il aurait évité toute sa vie.

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