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Arthrose: découvrez la liste noire des médicaments à éviter

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Chaque année, la revue médicale indépendante Prescrire publie sa « liste noire des médicaments » : il s’agit d’une liste de molécules commercialisées en France (sur ordonnance ou pas) « dont l’évaluation clinique démontre une balance bénéfice-risque défavorable« . En clair : des médicaments plus dangereux qu’utiles que l’on devrait éviter de prendre en l’absence de solides arguments médicaux.

Environ 10 millions de Français souffrent d’arthrose, une maladie articulaire chronique qui détruit progressivement le cartilage et provoque douleurs et raideurs. L’arthrose peut toucher toutes les tranches d’âge et se localiser notamment au niveau des vertèbres cervicales ou lombaires, des mains, des genoux ou des hanches.

Ces deux médicaments peuvent provoquer des réactions allergiques graves

Premier médicament à éviter en cas d’arthrose, selon les experts de Prescrire : la chondroïtine (Chondrosulf®). Disponible sans ordonnance en pharmacie, elle est utilisée dans le traitement symptomatique de l’arthrose du genou ou de la hanche; les comprimés sont également utilisés dans le traitement symptomatique de l’arthrose des petites articulations de la main.

Glucosamine et chondroïtine : l’ANSM avait déjà alerté en 2019

Le problème ? « Cet acide mucopolysaccharidique est proposé sans preuve d’efficacité clinique, expose à des effets indésirables parfois graves, dont des réactions d’hypersensibilité (érythèmes, urticaires, œdèmes de Quincke).« 

Deuxième médicament à fuir : la glucosamine (Flexea®, Dolenio®, Osaflexan® et Structoflex®). Si « son mécanisme d’action reste mal défini« , elle « épaissirait le liquide présent dans les articulations et stimulerait la production de protéoglycanes par les cartilages. »

Oui mais voilà : « la glucosamine expose à des réactions allergiques (angiœdèmes, néphropathies interstitielles aiguës) et à des hépatites » indiquent les experts de Prescrire. À noter : au mois d’avril 2019, l’Anses avait déjà tiré la sonnette d’alarme à propos de ces deux molécules, « faisant état d’effets indésirables très variés (digestifs, cutanés, hépatiques)« .

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