La science est formelle : pour rester en bonne santé et vivre longtemps sans maladies chroniques, il faut soigner son sommeil. Les autorités sanitaires recommandent des nuits d’environ 7 heures avec des horaires de lever et de coucher régulièrement.
Le système glymphatique, un « nettoyage nocturne » du cerveau
En France, le temps de sommeil moyen des adultes en semaine était en 2017 de 6 heures 42 minutes. Plus d’une personne sur 5 souffre d’un trouble du sommeil chronique – insomnie, réveils nocturnes, apnée du sommeil, etc.
Un bon sommeil est notamment important pour la santé du cerveau. Lorsqu’on dort, le système glymphatique se met en marche et notre liquide céphalorachidien (LCR) évacue les déchets qui stagnent dans le système nerveux central — c’est, en somme, le moment où le cerveau « sort ses poubelles ».
Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (aux États-Unis) ont peut-être trouvé un moyen d’améliorer l’efficacité de ce système glymphatique via l’utilisation de « bruits roses ».
Le bruit rose, des ondes sonores très douces qui favorisent la relaxation
Le bruit rose, kézako ? Le bruit rose se rapproche du bruit blanc, des ondes sonores très douces qui facilitent le sommeil et la relaxation. Cependant, le bruit rose atténue encore davantage les fréquences élevées afin de favoriser, en théorie, un bien-être plus important.
Les scientifiques du MIT ont recruté 14 volontaires. Ils ont reçu plusieurs stimuli de bruit rose pendant 50 millisecondes lors de séances de sommeil enregistrées par EEG et IRM. Le résultat montre que cette stimulation acoustique augmente l’amplitude des vagues du LCR et le calibre des vaisseaux sanguins cérébraux où circule le LCR.
Faut-il pour autant écouter des bruits roses en dormant pour « mieux nettoyer son cerveau » ? Les chercheurs ne l’affirment pas et précisent que des études complémentaires seront nécessaires pour expliquer ce phénomène, mais les résultats restent prometteurs.
Source : Science Translational Medicine






