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Test simple pour détecter un risque d’anévrisme de l’aorte

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Un simple test pour détecter un risque potentiel d’anévrisme de l’aorte

Pour réaliser le test, il faut plier le pouce à travers la paume de la main. Si le pouce dépasse le bord opposé de la main, le mouvement est considéré comme inhabituel. Ce « test pouce-paume » a été popularisé sur les réseaux sociaux par le cardiologue espagnol Aurelio Rojas.

Ce test a été étudié comme un possible indicateur d’un risque accru d’anévrisme de l’aorte ascendante. Pour le faire, il suffit de garder la main à plat et de replier le pouce transversalement dans la paume. Chez la majorité des personnes, le pouce reste à l’intérieur des limites de la paume ou atteint son centre. Lorsqu’il dépasse le bord externe, cela est considéré comme un résultat positif.

Ce que révèle ce test

Selon Aurelio Rojas, la capacité du pouce à aller beaucoup plus loin pourrait indiquer une hyperlaxité articulaire. Cette caractéristique a été étudiée dans une recherche publiée en 2021 dans l’American Journal of Cardiology. Les chercheurs ont examiné 305 patients devant subir une intervention chirurgicale de l’aorte et ont comparé le résultat du test à la taille de leur aorte mesurée par échocardiographie transœsophagienne.

Comprendre le lien avec l’anévrisme de l’aorte

Une hypothèse avancée concerne le rôle du collagène, une protéine essentielle à la solidité des tissus. Certaines maladies du tissu conjonctif, comme les syndromes de Marfan ou d’Ehlers-Danlos, peuvent provoquer une hypermobilité articulaire et fragiliser les parois des vaisseaux sanguins. Cela pourrait expliquer pourquoi ces deux caractéristiques coexistent chez certains individus.

L’aorte est la plus grande artère de l’organisme. Elle transporte le sang du cœur vers le reste du corps. Lorsqu’une partie de sa paroi devient faible et se dilate anormalement, on parle d’anévrisme.

Un anévrisme de l’aorte ascendante peut évoluer sans provoquer de symptômes. Cependant, il peut entraîner des complications graves, comme la dissection (lorsque les couches de la paroi se séparent) ou la rupture, qui peut provoquer une hémorragie interne.

Prudence : un résultat positif ne signifie pas forcément un problème

Il est important de rappeler que ce test n’est pas un outil de diagnostic médical. « La plupart des personnes atteintes d’un anévrisme de l’aorte auront un test du pouce négatif », indique le cardiologue Marc Bonaca dans le HuffPost. Un résultat normal ne permet pas d’écarter la possibilité d’un anévrisme.

De même, un résultat positif ne signifie pas forcément que l’aorte est dilatée. Certaines personnes en bonne santé ont une grande souplesse articulaire, ce qui peut donner un faux positif.

Les facteurs de risque classiques restent essentiels : âge, tabagisme, hypertension, antécédents familiaux d’anévrisme ou de dissection, maladies du tissu conjonctif ou valve aortique bicuspide. En cas de doute ou si vous présentez ces facteurs, seul un professionnel de santé pourra prescrire des examens complémentaires.

Le diagnostic d’un anévrisme repose principalement sur l’imagerie médicale. Le « test du pouce » peut servir de signe clinique, mais ne doit jamais se substituer à une évaluation médicale complète.

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