Le gouvernement prévoit des travaux pour une éventuelle obligation vaccinale contre la grippe
Ce lundi 20 juillet, la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé de rendre obligatoire la vaccination annuelle contre la grippe pour les professionnels de santé. Bien que cette proposition suscite des oppositions au niveau local, le gouvernement a annoncé qu’il allait étudier « les conditions d’un déploiement » de cette mesure.
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a indiqué dans un communiqué que des travaux allaient être lancés dès aujourd’hui pour analyser la faisabilité de cette recommandation. Elle a précisé que l’objectif était de mieux protéger les personnes à risque de formes graves de la grippe.
Le gouvernement indique que le calendrier et les modalités pratiques seront précisés dans les prochaines semaines. Il est également précisé qu’aucune sanction ne sera appliquée lors de la première année d’application de cette obligation.
Les travaux porteront notamment sur la définition précise des établissements et professions concernés, ainsi que sur les modalités de preuve et de contrôle de la vaccination. Le calendrier de mise en œuvre devra également prendre en compte les capacités d’approvisionnement et d’administration des vaccins, avec une montée en charge progressive si nécessaire.
Une concertation élargie avec les acteurs du secteur
La mise en place de cette obligation vaccinale fera l’objet d’une concertation avec les représentants des professionnels de santé, des étudiants, des employeurs publics et privés, des fédérations sanitaires et médico-sociales, ainsi que des acteurs de la santé au travail.
Une recommandation justifiée par le contexte sanitaire
La HAS souligne que l’obligation se justifie par « l’ampleur du fardeau sanitaire » de la grippe, qui peut entraîner des formes graves, ainsi que par le risque accru de transmission par les professionnels de santé. La grippe saisonnière 2025-2026 aurait causé environ 12 700 décès, contre près de 17 900 lors d’une épidémie très sévère précédente.
Cette maladie coûte entre 1 et 2 milliards d’euros chaque année et pèse lourdement sur le système de soins, avec des hospitalisations, des réanimations, des mortalités, ainsi que des absences prolongées des soignants.






