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Piqûre de méduse ou physalie comment réagir vite et bien

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Physalie, méduse, vive : comment les reconnaître et réagir en cas de piqûre cet été

Les premières heures passées sur la plage ou lors des baignades peuvent rapidement être gâchées par des piqûres de méduses, physalies ou vives. Ces envenimations, parfois spectaculaires, présentent des risques allant de brûlures locales à des situations d’urgence vitale, rappelle l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Entre 2015 et 2024, 1311 cas d’envenimations marines ont été recensés sur les côtes françaises métropolitaines, hors Outre-Mer. Selon les données des centres antipoison, les vives représentent 53 % des cas, les méduses 19 %, et les physalies 13 %. Si la piqûre de méduse est souvent redoutée, ce sont en réalité les vives, ces petits poissons discrets enfouis dans le sable, qu’il faut apprendre à reconnaître pour éviter une mauvaise surprise.

Comment reconnaître une piqûre de physalie, méduse ou vive ?

La piqûre de physalie provient du contact avec Physalia physalis, un organisme identifiable à son flotteur bleu ou violet gonflé d’air, qui ressemble à un petit ballon ou un sac plastique brillant. Ce flotteur dérive en surface tandis que ses tentacules translucides, pouvant dépasser 20 mètres, s’étendent sous l’eau. Ces physalies sont principalement présentes sur la côte Atlantique, notamment dans les régions du Pays Basque et des Landes. Elles restent dangereuses même échouées sur le sable.

Les méduses classiques ont un corps gélatineux en forme d’ombrelle translucide, avec des tentacules urticants qui en partent. On en trouve surtout en Méditerranée, souvent en grands bancs. La vive, quant à elle, est moins visible : ce petit poisson, doté d’épines venimeuses sur le dos et les opercules, se cache dans le sable des zones peu profondes. Les accidents surviennent principalement si l’on marche pieds nus ou si l’on manipule le poisson.

Quels sont les symptômes après une piqûre ?

Une piqûre de vive provoque une douleur soudaine et intense, accompagnée d’un gonflement et d’une rougeur autour de la blessure. L’œdème peut s’étendre à tout le membre, et des complications telles que nécrose, surinfection ou gêne prolongée, notamment près d’une articulation, sont possibles.

La piqûre de méduse entraîne généralement une douleur immédiate, souvent décrite comme une sensation de brûlure, avec des lésions en lignes et des démangeaisons qui peuvent durer plusieurs jours. La piqûre de physalie est parmi les plus douloureuses : une douleur très forte dès le début, des plaques rouges, un œdème, et dans environ 15 % des cas, des vomissements, douleurs abdominales ou thoraciques, contractions musculaires, ou difficultés respiratoires. Si la personne est dans l’eau, le risque de noyade est réel.

Que faire (et éviter) face à une piqûre ?

Le premier réflexe est de sortir de l’eau ou de s’allonger sur une planche de surf. En cas de malaise, de difficultés respiratoires ou de douleurs thoraciques, il faut rapidement se faire examiner au poste de secours ou appeler le 15.

Pour les méduses et physalies, il faut rincer abondamment la zone touchée à l’eau de mer, de préférence chaude si possible. Il est important de ne jamais utiliser d’eau douce, qui peut faire décharger davantage les nématocystes, ces capsules urticantes. Si des tentacules sont visibles, ils doivent être retirés en recouvrant la zone de mousse à raser ou de sable sec, puis en les grattant doucement avec un support rigide comme une carte bancaire ou un carton. Ensuite, il faut rincer à nouveau à l’eau de mer. Pour les physalies, il est recommandé de rincer la zone avec un mélange d’eau de mer et de vinaigre blanc alimentaire à 5-8 %, dans un rapport de 1 volume de vinaigre pour 3 volumes d’eau de mer, puis de désinfecter.

Le venin de vive est sensible à la chaleur : plonger la zone dans de l’eau chaude supportable (sans dépasser 42 °C) ou utiliser un sèche-cheveux peut réduire rapidement la douleur. Ensuite, il est conseillé de désinfecter la plaie et de surveiller son évolution, en consultant un médecin ou un centre antipoison en cas de complication.

Les précautions à prendre

  • Choisir des zones de baignade surveillées
  • Porter des chaussures lors de la baignade sur le sable pour éviter la piqûre de vive
  • Respecter les drapeaux et consignes en cas de signalement de méduses ou physalies
  • Ne jamais toucher une physalie, même morte ou échouée, car son venin reste actif

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