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Ebola en France : 5 personnes en isolation après un contact direct

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Mercredi 24 juin, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé sur France 2 que cinq personnes ont été placées à l’isolement. Elles sont considérées comme des contacts proches du médecin testé positif à Ebola.

Ces cinq personnes étaient dans l’avion avec le médecin lors de son retour en France en provenance de Kinshasa. La ministre a précisé qu’elles faisaient partie des possibles cas contacts et qu’elles seront surveillées pendant 21 jours, la durée maximale de incubation du virus.

La ministre a expliqué que dès qu’on a été alerté, on a examiné les personnes qui étaient proches de lui dans l’avion. Elle a également précisé que le médecin était « asymptomatique » lors de son embarquement.

21 jours d’isolement

Le ministère de la Santé a indiqué que ces contacts devront respecter un isolement à domicile pendant 21 jours, la période de incubation connue du virus Ebola.

Le patient, un médecin travaillant pour l’ONG Alima, a été pris en charge dans un établissement spécialisé à Paris. Il se trouve dans un état stable, selon les autorités sanitaires.

Ce médecin avait voyagé sans symptômes visibles, à part quelques maux de tête. Cependant, lors du trajet, son état s’est « légèrement » dégradé. Il a respecté les consignes sanitaires en s’isolant dès son arrivée à l’aéroport, puis a été transporté à l’hôpital en chambre double flux pour éviter toute contamination.

Sa charge virale est très faible, selon le ministère.

L’origine du cas et la situation en RDC

Ce cas représente le premier diagnostic d’Ebola en France hors d’Afrique, dans le contexte de l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC). D’autres cas suspects ont été évoqués dans des pays comme le Brésil ou l’Italie, mais ont finalement été exclus ou non confirmés.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a déclaré suivre la situation de très près. Le ministère de la Santé précise que le patient a été rapidement pris en charge après son arrivée. Il a été transporté dans un établissement spécialisé à Paris, le centre Bichat, où il est sous surveillance.

Le ministère précise que le patient est en bonne santé, en dehors de quelques symptômes légers. Lors de son voyage, il présentait uniquement des maux de tête, sans signes de fièvre ou autres symptômes graves. Il a été transporté dans le respect strict des protocoles d’isolement et de sécurité.

Une épidémie en RDC et la réponse sanitaire

En RDC, l’épidémie d’Ebola est la 17e à frapper le pays. Elle se traduit par une fièvre hémorragique, souvent mortelle. Selon les chiffres officiels, 1 048 cas ont été recensés, avec 267 décès, soit un taux de mortalité d’environ 25%. Cependant, ces chiffres pourraient être sous-estimés, car l’épidémie touche des régions reculées.

Cette souche de virus, appelée Bundibugyo, est rare. Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique pour cette forme. L’épidémie s’étend à d’autres pays voisins, comme l’Ouganda, mais dans une moindre mesure.

Le risque de transmission et la vigilance internationale

Les experts estiment que le risque de transmission mondiale reste faible. Lors d’épidémies précédentes, comme celles de 2010-2016 en Afrique de l’Ouest, quelques cas avaient été détectés en Europe ou aux États-Unis, mais sans propagation durable.

Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé que le risque pour la population générale reste très faible. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) partage cet avis, soulignant que le danger d’infection pour l’Europe est minimal.

Les mesures de prévention et la réaction des ONG

L’ONG Alima, qui emploie le médecin infecté, cherche à comprendre comment la contamination a pu se produire. En général, les intervenants humanitaires suivent une quarantaine de trois semaines après un contact avec des malades.

Alima insiste sur le fait que toutes les mesures de prévention ont été respectées dès le début de leur intervention pour protéger leurs équipes. La situation en RDC est préoccupante, notamment en raison de l’absence de vaccin, des zones de guerre, et de la lenteur de la détection initiale du virus.

En mai dernier, l’OMS a indiqué que la transmission de l’épidémie s’accélérait dans le pays, malgré les efforts pour renforcer la riposte sanitaire.

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