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À 104 ans, Paul Petit dévoile son secret pour une vie exceptionnelle

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Paul Petit, 104 ans, raconte sa vie après un licenciement inattendu

À Ney, dans le Jura, Paul Petit continue de vivre chez lui à l’âge de 104 ans. Ancien ouvrier de métallurgie, il partage avec calme et amusement les grands moments de son siècle. Licencié en 1975, à seulement cinq mois de sa retraite, il n’a jamais repris de travail depuis. Pour résumer sa vie, il aime répéter une phrase : « J’ai eu de la chance toute ma vie, mais il en faut pour atteindre plus de 100 ans ».

Né le 28 octobre 1921 près de Saint-Dizier, en Haute-Marne, il a quitté l’école après le primaire. À 12 ans, il commence à travailler dans une usine de métallurgie avec son père. La Seconde Guerre mondiale bouleverse sa jeunesse : il devient résistant, rejoint un bataillon pour défendre le front du Rhin, puis est fait prisonnier. Il sera envoyé dans un camp de travail, puis licencié. En 1995, il fait un infarctus, mais s’en sort encore une fois. Il affirme avoir toujours cru qu’il avançait sous une bonne étoile.

Une vie marquée par la guerre et la résilience

En 1957, marié et père de deux enfants, il s’installe à Champagnole pour travailler aux Forges de la Serve, avant de déménager à Ney. Lors de la fermeture de l’usine en 1975, il est licencié alors qu’il lui reste seulement cinq mois à travailler avant sa retraite. Il raconte : « Là aussi, j’ai eu du pot. Il me restait peu de temps, et j’ai pu toucher des indemnités de départ ».

Une adolescence entre résistance et danger

La guerre a profondément marqué sa jeunesse. En 1942, il raconte avoir souffert de la faim, mais avoir pu cultiver un jardin. « Ça m’a quand même dégoûté des épinards », dit-il en riant. Le 15 août 1944, en Alsace, il a frôlé la mort : « Les SS ont tiré sur moi. J’ai eu une chance incroyable, je pense qu’elle me poursuivra longtemps ».

Après cet épisode, il est fait prisonnier. Il est entassé dans un wagon pour être transféré en Allemagne. « Nous avons fait quatre jours de train sans manger, pour rejoindre le camp de Nuremberg-Langwasser ». Dans ce camp de travail, il maigrit rapidement : « J’ai perdu 25 kilos en trois mois. Nous avons été libérés par les Américains qui nous ont soignés. On nous avait promis la croix de guerre, mais nous n’avons rien reçu ».

Une retraite longue de plus de 50 ans

Il raconte avoir eu beaucoup de chance dans sa vie. En 1995, il fait un infarctus, mais son fils le sauve en lui donnant un bain d’eau froide, un électrochoc qui lui sauve la vie. « Je reviens de loin, car en 1995, j’ai eu un infarctus. Mon fils m’a sauvé la vie. Mais on n’arrive pas à 104 ans sans une bonne étoile », confie-t-il.

Aujourd’hui, il vit toujours chez lui à Ney. Il aime cuisiner, suivre l’actualité en faisant des mots fléchés, et faire ses courses le jeudi avec son fils.

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