Les médicaments du groupe du GLP-1 : une efficacité reconnue mais des effets secondaires parfois graves
Les traitements comme Ozempic, Wegovy ou Saxenda, issus de la famille du GLP-1, sont de plus en plus utilisés pour lutter contre le diabète et l’obésité. Ces médicaments imitent une hormone intestinale qui régule la glycémie, l’appétit et la sensation de satiété. En France, près de 600 000 patients ont reçu un de ces médicaments entre 2021 et 2022.
Si leur efficacité est bien reconnue, leurs effets secondaires restent souvent méconnus ou mal anticipés. La comédienne Mayim Bialik, connue pour son rôle dans « The Big Bang Theory », raconte avoir arrêté Ozempic après une seule injection. La prescription ne visait pas la perte de poids, mais le traitement de sa maladie de Basedow.
Une réaction sévère après une seule injection
Dans une tribune publiée dans The Free Press, elle décrit des troubles digestifs très importants dès les premiers jours. Elle a souffert de diarrhée, de difficultés à s’alimenter et à s’hydrater. Ces effets l’ont conduite à devoir être perfusée, avant de cesser le traitement.
Une réaction explosive et handicapante
L’actrice explique avoir reçu une injection à faible dose du médicament. La réaction qu’elle a eue a été qualifiée d’indésirable. Elle évoque une « diarrhée explosive et incontrôlable », ainsi que des rots sulfureux très violents. Elle a également subi des crises d’éternuements provoquées par un estomac plein, un phénomène appelé snatiation.
Très vite, elle ne pouvait plus garder ni aliments ni liquides. Elle décrit cette période comme étant « rejetée avec une violence inouïe », ce qui la laissait faible et épuisée. Au troisième jour, un traitement antidiarrhéique lui a permis de manger un peu, mais les symptômes ont persisté plusieurs semaines après l’injection. Elle souligne que tout n’est pas encore « rentré dans l’ordre » à cause de la longue demi-vie du médicament.
Les leçons tirées de cette expérience
Mayim Bialik insiste sur la difficulté de vivre avec de tels troubles gastro-intestinaux. Elle explique que certaines personnes vivent dans la honte à cause de leurs problèmes digestifs, ou annulent des projets sans expliquer pourquoi. Elle confie également avoir compris la douleur et la gêne que peut provoquer un corps qui trahit de façon inexplicable, même lors d’un simple dîner.
Que disent les chiffres sur ces effets secondaires ?
Un rapport publié en 2025 par l’institut américain RAND indique que 11,8 % des adultes aux États-Unis ont utilisé un médicament du groupe du GLP-1 au moins une fois. Parmi eux, 52 % ont rapporté des nausées, 34,3 % une diarrhée, et 19,8 % des vomissements. La majorité de ces effets sont légers. Cependant, lorsque la diarrhée devient très liquide et abondante, le risque principal est la déshydratation.
Les signes à surveiller incluent une soif intense, des urines très foncées, des vertiges en se levant ou une grande fatigue. En cas de ces symptômes, il est crucial de consulter rapidement un médecin, voire de se rendre aux urgences.
Quand faut-il s’alarmer et pourquoi ces effets peuvent durer ?
La « titration », ou montée progressive des doses, doit normalement limiter ces effets secondaires. Pourtant, Mayim Bialik a réagi violemment à la plus faible dose, ce qui montre que la tolérance varie beaucoup d’une personne à l’autre. Son récit met en lumière l’importance de parler ouvertement à son médecin de tout effet indésirable, ainsi que de son rapport au poids et à l’alimentation.






