Un symptôme souvent ignoré mais important : la perte de poids inexpliquée
Le cancer se développe souvent de manière silencieuse, avec des symptômes qui apparaissent lentement. Cela complique souvent le diagnostic, qui peut arriver trop tard. Selon le Dr Ketan Thanki, oncologue, le cancer modifie généralement le fonctionnement naturel de l’organisme plutôt que d’introduire des éléments étrangers. Il devient donc difficile pour le corps de détecter un problème à ses débuts.
Pourquoi la perte de poids doit alerter rapidement
Parmi les symptômes faciles à négliger, le spécialiste souligne la perte de poids involontaire. Ce signe peut ne pas être évident au début, mais il doit inciter à consulter dès qu’il est constaté. La Mayo Clinic précise qu’une perte de plus de 5 % du poids en six à douze mois, soit environ 3,5 kg pour une personne de 70 kg, est un seuil d’alerte.
Ce phénomène se manifeste souvent de manière progressive, au fil des semaines. On peut d’abord penser que c’est dû au stress ou à une période d’activité intense. Pourtant, de nombreux cancers évoluent lentement, et le corps peut déjà perdre de la masse grasse et musculaire sans que cela soit immédiatement visible.
Lorsque l’alimentation ne suffit plus
Si malgré un régime alimentaire adapté, la personne ne parvient pas à reprendre du poids, il est important de consulter un médecin. En effet, une perte de poids inexpliquée peut aussi être liée à d’autres maladies graves, comme le diabète non contrôlé, l’hyperthyroïdie, ou une infection chronique comme le VIH ou la tuberculose.
Des affections cardiaques, respiratoires ou inflammatoires, ainsi que des troubles psychologiques comme la dépression ou l’anxiété sévère, peuvent aussi provoquer une perte de poids. Lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes tels que fatigue intense, maux de tête, douleurs ou changements dans les habitudes intestinales, il est essentiel de consulter rapidement.
Les mécanismes derrière la perte de poids
Le Dr Thanki explique que cette perte de poids est souvent liée à la cachexie, un syndrome provoqué par des cytokines sécrétées par la tumeur. Ces substances décomposent activement muscles et graisse, même si l’apport calorique est suffisant. En pratique, une perte de plus de 5 % du poids en quelques mois doit faire suspecter un problème, surtout si elle s’accompagne d’un état général dégradé.






