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Découverte : Une habitude simple pour réduire votre risque d’Alzheimer

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Une habitude quotidienne pour réduire le risque d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer inquiète beaucoup, car aucun traitement curatif n’existe encore. Cependant, la recherche s’intéresse à une piste prometteuse : la curiosité intellectuelle. Cultiver chaque jour le plaisir d’apprendre et de comprendre pourrait aider à diminuer le risque d’Alzheimer. Cette pratique permettrait de maintenir le cerveau en activité et de renforcer ce qu’on appelle la « réserve cognitive ».

Concrètement, il s’agit de gestes simples : lire un article sur un sujet inconnu, poser des questions, essayer un nouveau jeu de réflexion ou écouter un podcast scientifique. Selon la Commission Lancet 2024, citée par le site de santé E-Santé, en agissant sur 14 facteurs de risque modifiables, jusqu’à 45 % des cas de démence pourraient être évités ou retardés. La stimulation intellectuelle quotidienne occupe une place essentielle dans cette stratégie de prévention.

La curiosité intellectuelle, une habitude qui peut freiner Alzheimer

Une grande étude menée sur huit ans, relayée par le magazine Psychologies, a suivi des centaines de personnes. Parmi elles, 551 ont développé la maladie d’Alzheimer, et 719 un trouble cognitif léger. Les résultats montrent que les participants les plus stimulés intellectuellement — par la lecture, l’écriture, l’apprentissage de nouveaux sujets ou une curiosité soutenue — avaient environ 38 % moins de risques de développer Alzheimer, et 36 % pour les troubles cognitifs légers. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une preuve de causalité, cette tendance indique qu’un cerveau plus sollicité est mieux préparé.

Ce lien s’explique par la notion de « réserve cognitive » : plus on accumule de connaissances, de connexions neuronales et de stratégies mentales, plus le cerveau peut compenser d’éventuelles lésions. La curiosité intellectuelle, en explorant divers domaines, contribue à enrichir cette réserve tout au long de la vie.

Ce que révèle une étude de l’UCLA sur la curiosité en vieillissant

Une recherche de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), publiée en 2025 dans la revue PLoS One, a étudié comment la curiosité évolue avec l’âge. Plus de 1 400 adultes, âgés de 20 à 84 ans, ont répondu à des questionnaires et à des questions de culture générale difficiles. Les chercheurs ont distingué deux types de curiosité : la « curiosité de trait », c’est-à-dire le niveau général de curiosité, et la « curiosité d’état », qui se manifeste face à un sujet précis.

Selon le psychologue Alan Castel, la curiosité de trait tend à diminuer avec l’âge. Cependant, la curiosité d’état, elle, remonte après la cinquantaine. Les personnes choisissent alors souvent des thèmes qui leur tiennent à cœur. Castel explique que, même si la curiosité de trait diminue, la curiosité d’état peut être maintenue si l’on reste sélectif dans ses centres d’intérêt.

Il ajoute que maintenir cette curiosité peut aider à garder une vivacité d’esprit en vieillissant. Des travaux réalisés à l’Institut Pasteur et au CNRS montrent que la curiosité, l’éveil et le plaisir de découvrir favorisent la formation de nouveaux neurones, alors que la dépression peut freiner ce processus essentiel pour la mémoire.

Comment stimuler sa curiosité au quotidien pour protéger son cerveau

La bonne nouvelle, c’est que cette pratique ne demande ni budget ni équipement particulier. Il ne s’agit pas de devenir une encyclopédie, mais d’adopter un réflexe d’exploration simple chaque jour, selon ses capacités et ses envies.

  • Se poser chaque jour une question à laquelle on ne connaît pas la réponse et chercher la solution.
  • Remplacer quelques minutes de navigation sans but par la lecture d’un article, un documentaire court ou un podcast sur un sujet nouveau.
  • Rejoindre un club de lecture, un atelier de chant ou une association pour stimuler aussi la curiosité sociale.

Avant 50 ans, ces micro-gestes construisent peu à peu la réserve cognitive. Entre 50 et 70 ans, il est conseillé de privilégier des sujets qui apportent du plaisir, comme l’histoire de l’art, l’astronomie ou le jardinage scientifique. Après 70 ans, il peut être utile d’adapter les formats (livres audio, émissions radio, ateliers en petit groupe) pour continuer à rester curieux malgré la fatigue ou des troubles sensoriels.

Les spécialistes rappellent que cette habitude doit venir compléter d’autres actions de prévention, telles que la gestion de la tension artérielle, la protection de l’audition, l’activité physique ou le maintien du lien social. Elle ne doit pas les remplacer.

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