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Mal de dos inattendu : le signe alarmant d’un cancer du col de l’utérus

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Un mal de dos banal qui a révélé un cancer du col de l’utérus à un stade avancé

Jasmin McKee, une jeune femme de 25 ans originaire d’Angleterre, a d’abord attribué son mal de dos à la pose récente d’un stérilet en cuivre. Elle souffrait également de saignements après les rapports et de règles irrégulières. Ces symptômes lui semblaient être des effets secondaires mineurs. Cependant, quelques mois plus tard, elle a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du col de l’utérus au stade 3.

Son frottis, qu’elle avait repoussé par peur après avoir lu des histoires d’horreur en ligne, a finalement été réalisé en mars 2024. Le résultat a montré un test HPV positif, la présence de nombreuses cellules anormales, et une biopsie a confirmé la présence d’un cancer déjà étendu aux tissus environnants. Ce mal de dos, considéré comme banal au premier abord, maskait en réalité une tumeur avancée. Cette histoire soulève une question importante pour les femmes françaises : quand un mal de dos doit-il inciter à consulter rapidement pour vérifier un éventuel problème au niveau du col de l’utérus ?

Quand un mal de dos peut indiquer un cancer du col de l’utérus

Après la pose de son dispositif intra-utérin en 2023, Jasmin a commencé à ressentir des douleurs lombaires persistantes, des saignements après les rapports, ainsi que des cycles menstruels irréguliers. Elle pensait que ces symptômes étaient liés à son stérilet. Elle a attendu plusieurs mois avant de faire son frottis cervical. Finalement, elle s’est décidée à le faire à 25 ans, en regrettant de ne pas l’avoir fait plus tôt. « J’étais entrée et sortie en 10 minutes, et c’était indolore », raconte-t-elle aujourd’hui. Les médecins lui ont expliqué que ces signes, y compris le mal de dos, correspondaient déjà à un cancer du col de l’utérus.

Les signes à ne pas négliger : mal de dos, saignements et pertes

La majorité des lombalgies chez la femme sont liées à des causes bénignes comme des muscles ou des articulations douloureux, ou à une mauvaise posture. Elles s’améliorent généralement en quelques jours. Cependant, un mal de dos qui dure plusieurs semaines, qui s’aggrave la nuit, qui ne répond pas aux analgésiques habituels, ou qui s’accompagne de symptômes gynécologiques doit alerter.

Les gynécologues rappellent que, à un stade avancé, une tumeur du col peut comprimer les nerfs ou ligaments du bassin, voire atteindre les os, provoquant des douleurs dans le bas du dos irradiant parfois vers les jambes. Parmi les signes à surveiller :

  • saignements vaginaux inhabituels (entre les règles, après un rapport, ou après la ménopause)
  • douleurs persistantes lors des rapports ou douleurs pelviennes
  • changements dans les pertes vaginales (plus abondantes, malodorantes ou sanglantes)
  • mal de dos prolongé sans cause évidente
  • troubles urinaires ou digestifs
  • fatigue excessive, perte de poids inexpliquée ou fièvre

Ces symptômes ont souvent une origine bénigne, mais ils nécessitent une consultation médicale rapide si leur durée s’allonge. Le cancer du col de l’utérus reste peu fréquent en France, avec environ 3 000 nouveaux cas et 1 100 décès par an, selon Santé publique France. Pourtant, il est largement évitable grâce au dépistage précoce.

Le dépistage et la prévention : l’importance du frottis et du vaccin HPV

L’infection par le papillomavirus humain (HPV) est quasi indispensable au développement du cancer du col. La plupart des infections à HPV disparaissent spontanément, mais le risque persiste. Jasmin avait reçu la vaccination contre le HPV à l’école, ce qui diminue fortement le risque, mais ne l’élimine pas totalement. D’où l’importance de continuer à faire des dépistages réguliers.

En France, le Programme national de dépistage organisé du cancer du col de l’utérus (PNDOCCU), coordonné par l’Institut national du cancer, recommande aux femmes de 25 à 29 ans de faire un frottis tous les trois ans après deux tests normaux à un an d’intervalle. Ensuite, un test HPV tous les cinq ans est conseillé jusqu’à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non.

Un frottis est une procédure rapide, qui dure une dizaine de minutes : l’examen consiste à positionner un spéculum, prélever des cellules au niveau du col, et parfois analyser directement la présence du HPV. Jasmin insiste : « Ce n’est pas gênant, c’est très rapide, il n’y a rien à craindre, et cela peut vous sauver la vie. » Alors que le NHS au Royaume-Uni recommande désormais un intervalle de cinq ans pour certains tests HPV négatifs, cette histoire rappelle que, face à un mal de dos inhabituel associé à des saignements ou pertes anormales, il faut consulter rapidement pour un examen gynécologique et un dépistage adapté.

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