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Bonheur et santé : la révélation du psychanalyste Gabriel Rolón

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Le lien entre bonheur et santé selon le psychanalyste Gabriel Rolón

La santé mentale occupe aujourd’hui une place centrale dans le débat public. Une phrase du psychanalyste argentin Gabriel Rolón résume de manière simple et directe le lien qu’il perçoit entre bonheur et bonne santé. Il affirme que : « Lorsque une personne est heureuse avec la personne avec qui elle vit et qu’elle aime ce qu’elle fait, cette personne sera saine. » Cette déclaration, relayée sur TikTok par le compte Guide 2 Success, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Le 26 juin 2025, le site espagnol Vanitatis, spécialisé dans la vie et la santé, a détaillé cette formule devenue virale.

Les deux piliers de la santé mentale

Malgré cette phrase choc, Gabriel Rolón ne promet pas une vie sans difficulté. Il explique que la santé mentale repose principalement sur deux éléments concrets : l’amour et le travail. Être « heureux avec la personne avec qui l’on vit » et « heureux avec ce que l’on fait » signifie avoir des relations qui soutiennent et une activité qui donne du sens. Lorsqu’un de ces piliers vacille, le malaise psychique peut s’intensifier, et le corps finit par réagir à cette détresse.

Amour et travail : les bases de l’équilibre émotionnel

Dans ses interviews, notamment celles reprises par le quotidien El País Uruguay, Gabriel Rolón décrit ces deux aspects comme « les colonnes qui soutiennent notre santé émotionnelle ». Un environnement familial ou professionnel toxique, comme un couple méprisant ou un emploi oppressant, fragilise cet équilibre. À l’inverse, des relations respectueuses et un travail motivant offrent un refuge face au stress quotidien.

Pour le psychanalyste, le bonheur ne se limite pas à une humeur constante. Il s’agit plutôt d’une cohérence entre les personnes qui partagent notre vie et nos activités quotidiennes. Dans son livre *La felicidad. Más allá de la ilusión*, il évoque la notion de « felicidad incompleta » ou « faltacidad » : un bonheur imparfait, capable d’accepter le manque et la tristesse. Il met en garde contre la recherche du bonheur permanent, qui peut générer une pression nuisible à la santé mentale.

Quand les piliers s’effondrent, le corps réagit

Selon Gabriel Rolón, lorsque l’amour et le travail s’effondrent simultanément, le corps commence à manifester le mal-être psychique. Après une rupture ou la perte d’un emploi, une relation de soutien peut aider à se reconstruire. Mais si ces deux piliers cassent en même temps, cela peut entraîner des symptômes physiques et émotionnels.

Vanitatis résume ses propos en indiquant que l’anxiété, l’insomnie, l’apathie ou encore les douleurs corporelles sont autant de signaux d’alarme. « Le corps commence à exprimer ce que l’esprit ne parvient pas toujours à nommer. » La détresse psychologique se traduit alors par des symptômes physiques, tels que des maux de tête, des douleurs diffuses ou un sommeil perturbé.

Les recherches montrent que l’absence de soutien affectif et le stress lié au travail augmentent le risque de troubles chroniques. Cela peut impacter le sommeil, l’immunité ou la santé cardiovasculaire. Le message de Rolón est clair : un environnement relationnel et professionnel soutenant contribue à préserver à la fois la santé mentale et physique.

Se poser les bonnes questions et demander de l’aide

Pour le psychanalyste, il ne faut pas « tenir » coûte que coûte dans une vie qui devient nuisible. Au contraire, il encourage à examiner sa situation avec honnêteté. Il invite à se poser quelques questions simples :

  • Est-ce que je me sens respecté(e) et écouté(e) dans mon couple ou mes relations proches ?
  • Mon travail me donne-t-il un sentiment d’utilité ou plutôt de l’épuisement et de la peur ?
  • Après une journée difficile, mes relations me soulagent-elles ou m’écrasent-elles davantage ?

Il rappelle également que « demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse, mais un acte de responsabilité envers soi-même ». Consulter un médecin, un psychologue ou un psychiatre, ou encore appeler une ligne d’écoute, revient à prendre soin de sa santé comme on le ferait pour un bilan sanguin. Rolón insiste sur le fait qu’il n’est pas nécessaire que tout aille mal : parfois, il suffit qu’un seul pilier, l’amour ou le travail, redevienne solide pour commencer à se reconstruire, sur le plan psychique comme physique.

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