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Hôpitaux psychiatriques : la vérité inattendue derrière les clichés

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La réalité des hôpitaux psychiatriques, loin des clichés

Les représentations de l’hôpital psychiatrique sont souvent caricaturales. Films d’horreur, camisoles, couloirs bruyants ou, à l’inverse, séjours paisibles et payés par la sécurité sociale. Pourtant, pour ceux qui y entrent après une crise ou une tentative de suicide, la réalité est bien différente. Sur TikTok, une jeune femme hospitalisée en service fermé partage un récit sincère, loin des images dramatiques habituelles.

Il s’agit de Kat Beck, une Britannique de 26 ans. Elle explique dans le Nottingham Post avoir été admise après plusieurs overdoses et des traumatismes non évoqués. Son hospitalisation s’est déroulée dans un établissement situé à plus de trois heures de chez elle. Son témoignage rejoint celui de nombreux patients et professionnels en France. Selon le média Zep, seulement 2 % des patients en psychiatrie en France présentent des comportements violents, ce qui dément beaucoup de stéréotypes collectifs.

Vivre en unité psychiatrique fermée : la sécurité en priorité

Les unités psychiatriques fermées accueillent principalement des personnes en crise. La majorité d’entre elles ont tenté de se suicider, ont fait une overdose ou souffrent de troubles comme la bipolarité ou la borderline. Kat Beck raconte avoir été hospitalisée en pleine pandémie, seule, loin de ses proches. La première nuit a été difficile, dans un environnement inconnu, sans repères ni indication sur la durée de son séjour.

Dans ces services, les portes extérieures sont souvent verrouillées, et les fenêtres ne peuvent s’ouvrir que de quelques centimètres. En cas de danger, les équipes peuvent retirer les vêtements des patients, vider leur chambre et assurer une surveillance constante. La journée se résume souvent à la prise de médicaments, aux repas, à la télévision, avec peu d’activités organisées.

Hôpital psychiatrique : ni « asile d’horreur » ni « camp de vacances »

Sur les réseaux sociaux, certains pensent encore qu’un hôpital psychiatrique est une sorte de « camp de vacances » financé par l’État. Kat Beck dénonce cette idée reçue : « La principale idée fausse que je vois sur TikTok, c’est que c’est une manière facile de vivre, comme un camp de vacances. » Elle décrit plutôt un lieu où se produisent aussi des scènes traumatisantes. En France, une hospitalisation sans consentement n’est décidée qu’en cas de danger grave pour la personne ou pour autrui.

Dans ces situations, le rôle des soignants est crucial. Certains infirmiers français évoquent un manque chronique de personnel, avec des postes vacants et des patients qui restent parfois plusieurs mois faute de solutions extérieures. Kat Beck raconte que les infirmières et psychologues l’ont aidée avec des techniques de recentrage comme l’utilisation de la glace ou des odeurs, ainsi que par des entretiens quotidiens et une thérapie de type DBT, centrée sur ses traumatismes.

Comment tenir le coup en établissement psychiatrique

Pour faire face à l’isolement et à l’ennui, Kat Beck pratique ce qu’elle appelle un « self-care » concret : petits rituels de soin du corps, écoute de la musique, exercices avec de la glace, facilitée par les soignants. Ses vidéos TikTok lui permettent aussi de garder un lien avec l’extérieur, en évitant qu’elle ne se sente totalement isolée. Son conseil principal : se traiter avec douceur et accepter que la guérison demande du temps.

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