Accueil Santé Ronflements ou apnée du sommeil : comment repérer le danger caché

Ronflements ou apnée du sommeil : comment repérer le danger caché

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En France, entre 19 % et 40 % des adultes ronflent régulièrement. Cependant, chez certains, ces bruits nocturnes peuvent cacher un problème plus sérieux : l’apnée du sommeil. Ronflements et apnée du sommeil partagent un mécanisme commun : pendant la nuit, les tissus mous de la gorge vibrent ou s’affaissent, ce qui bloque le passage de l’air. Chez les personnes souffrant du syndrome d’apnées obstructives, ces voies respiratoires se ferment par intermittence, provoquant des pauses respiratoires répétées et des micro-réveils qui épuisent l’organisme.

Malgré cela, de nombreux cas d’apnée du sommeil restent non diagnostiqués pendant des années, souvent confondus avec du stress ou une vie chargée. « Le ronflement en lui-même ne signifie pas toujours que quelque chose ne va pas », explique Aaron M Fuhrman, fondateur et PDG de Sleeplay. « Mais lorsque certains schémas apparaissent, il faut y prêter attention. »

Selon lui, le premier signe à surveiller est un ronflement chronique et très bruyant, surtout si cela réveil le partenaire presque chaque nuit. « Un ronflement fort presque toutes les nuits indique que les voies respiratoires sont sous tension pendant le sommeil. C’est souvent la raison pour laquelle les gens viennent consulter », précise-t-il.

Symptômes à surveiller

Il est également important de prêter attention à d’autres signes comme les pauses respiratoires ou les halètements observés par le partenaire. Des maux de tête au réveil, une fatigue importante malgré une nuit complète, une irritabilité, une baisse de moral ou des symptômes dépressifs peuvent aussi indiquer une possible apnée du sommeil. Des difficultés de concentration, un brouillard mental ou une tension artérielle élevée sont d’autres signaux d’alerte, surtout si plusieurs de ces symptômes apparaissent ensemble.

Beaucoup de personnes acceptent simplement d’être constamment fatiguées, estime Aaron M Fuhrman. Elles pensent que c’est dû à une vie chargée ou au vieillissement. Pourtant, cette fatigue peut cacher un problème de santé sérieux. Lorsqu’elle n’est pas traitée, l’apnée du sommeil peut avoir un impact important sur la santé globale. La bonne nouvelle, c’est qu’elle se traite efficacement. La clé est de reconnaître les symptômes et de consulter un médecin, qui pourra orienter vers une clinique du sommeil.

Les traitements disponibles

Pour diagnostiquer une apnée du sommeil, un examen appelé polygraphie ventilatoire ou polysomnographie est nécessaire. Après confirmation, deux principales options de traitement existent :

  • l’orthèse dentaire, qui avance la mâchoire pour éviter que la langue ne bloque la respiration ;
  • le système de ventilation (PPC), un masque qui maintient les voies aériennes ouvertes pendant la nuit.

Ces dispositifs ne sont pas toujours faciles à supporter ou efficaces à long terme. Selon les Hospices Civils de Lyon, 50 % des patients abandonnent leur traitement par ventilation avant trois ans. Pour faciliter la prise en charge, des médecins ont développé un neurostimulateur qui contrôle directement les muscles de la langue. Cet appareil, plus simple à utiliser, est aujourd’hui remboursé à 100 % par la Sécurité sociale en France.

En complément des traitements médicaux, plusieurs habitudes peuvent aider à réduire les symptômes : pratiquer une activité physique régulière, arrêter de fumer, limiter la consommation d’alcool le soir (car l’alcool diminue le tonus des voies aériennes), adopter des horaires de sommeil réguliers et changer de position pour dormir peuvent être bénéfiques.

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