La qualité de l’air en France s’est fortement détériorée ces derniers jours. Ce phénomène est dû à une combinaison de conditions météorologiques favorables à la pollution et à la présence de poussières désertiques transportées par des dépressions atmosphériques.
Les belles journées ensoleillées et les températures printanières ont contribué à cette dégradation, notamment dans le nord du pays et dans les Alpes. Selon l’organisme Prev’air, deux principaux facteurs expliquent cette situation.
Une origine extérieure de la pollution
Prev’air pointe une dépression venant du Maroc, qui remonte des poussières désertiques vers la France. Ces particules augmentent la concentration de PM10, des particules fines dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres. La même situation concerne également des masses d’air chargées provenant de l’est de l’Europe.
Une pollution nuisible pour la santé
Les PM10 sont des particules solides très petites, capables d’atteindre les voies respiratoires et le cœur. Elles résultent notamment des émissions liées au chauffage au bois et au trafic routier. Leur présence accrue dans l’air peut provoquer des maux de tête, des toux, des crises d’asthme et des troubles respiratoires, surtout chez les personnes sensibles.
Les conditions météorologiques jouent également un rôle. Le vent faible et les températures élevées favorisent la formation de nouveaux polluants. Le soleil agit comme un catalyseur chimique, transformant certains gaz comme les oxydes d’azote (NOX) et les composés organiques volatils (COV) en ozone, un autre polluant nocif.
Pour limiter l’impact, plusieurs mesures ont été prises. La limitation de vitesse a été instaurée sur plusieurs autoroutes et nationales dans les Hauts-de-France. Il a aussi été interdit de brûler des déchets verts à l’air libre. Par ailleurs, les autorités ont conseillé de reporter certains travaux d’entretien ou d’épandage chez les professionnels et les particuliers.
Selon Prev’air, la situation devrait s’améliorer à partir du lundi 9 mars. Une baisse des niveaux de particules est attendue, sauf dans quelques zones en Savoie où le seuil d’alerte pourrait encore être dépassé.






