Accueil Santé Victime d’une prothèse anti-hernies : son combat contre la douleur insoutenable

Victime d’une prothèse anti-hernies : son combat contre la douleur insoutenable

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Une victime de prothèse anti-hernies témoigne

Depuis plus de deux ans, Julie Canon, 28 ans, souffre de graves complications après la pose d’une prothèse anti-hernies. En septembre 2023, elle a développé une éventration, une hernie surgie sur la cicatrice d’une opération précédente. Sur conseil de son chirurgien, elle a décidé d’installer cette prothèse, censée renforcer sa paroi abdominale.

Elle décrit une douleur intense qui lui donne l’impression qu’une lame menace sa paroi abdominale. Selon elle, malgré son jeune âge, son corps est très endommagé. Dès le réveil après l’opération, la douleur était vive. Lors du rendez-vous pré-opératoire, le chirurgien lui avait assuré que cette prothèse, qui ressemble à un voile de mariée, rendrait sa paroi plus solide. Mais depuis, sa vie est devenue un véritable cauchemar.

« Je marche très peu, explique Julie. Monter et descendre d’une voiture, ça fait mal. »

Une problématique qui concerne des dizaines de milliers de patients

Julie n’est pas une exception. Près de 100.000 Français auraient subi des effets indésirables liés à ces implants. Parmi eux, Arnaud Denis, 42 ans, qui a déposé plainte pour blessures involontaires. Après une opération en juillet 2023 pour une hernie inguinale, il souffre de douleurs si intenses qu’il envisage de se faire euthanasier en Belgique.

Un scandale sanitaire silencieux

« Son avocat, maître Philippe Courtois, estime que le cas d’Arnaud Denis « met en lumière un scandale sanitaire silencieux : des milliers de patients exposés à des implants à haut risque, sans information claire ni consentement éclairé, subissant de graves complications médicales dont la plupart sont irréversibles. »

Des victimes de ces prothèses ont également porté plainte pour tromperie aggravée, blessures involontaires et même homicides involontaires, suite au suicide de certains patients. Plusieurs praticiens auraient posé ces implants à des patients qui n’en avaient pas réellement besoin.

Une action collective nationale est en préparation. Elle vise à regrouper plusieurs milliers, voire des dizaines de milliers de victimes, pour attaquer les médecins, les cliniques, les hôpitaux, leurs assurances, ainsi que le laboratoire américain qui a fabriqué ces prothèses.

Des risques encore peu connus et surveillés

En 2025, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) avait déjà indiqué que des événements indésirables liés à ces implants, notamment dits « de renfort pariétal », suscitaient des inquiétudes. Des douleurs persistantes qui altèrent la qualité de vie ont été signalées en 2024, ce qui a conduit l’agence à lancer une surveillance accrue du marché.

Elle a sollicité des retours d’informations auprès des fabricants, distributeurs et importateurs d’implants afin de mieux comprendre ces complications et d’assurer la sécurité des patients.

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