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Un Nouveau test sanguin révolutionne le traitement du cancer du poumon

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Un test sanguin pour mieux cibler l’immunothérapie dans le traitement du cancer du poumon

Le cancer du poumon est le deuxième cancer le plus fréquent dans le monde, après celui du sein. Selon l’Organisation mondiale de la santé, 2,21 millions de nouveaux cas ont été recensés en 2020. Chaque année, cette maladie cause la mort de 1,8 million de personnes, ce qui en fait la première cause de mortalité par cancer à l’échelle mondiale.

Face à cette situation, des chercheurs du Mass General Brigham Cancer Institute aux États-Unis ont mis au point un nouveau marqueur sanguin permettant d’anticiper la réponse à une immunothérapie innovante, le tarlatamab. Cette avancée pourrait faciliter le diagnostic et l’orientation thérapeutique, en proposant une méthode non invasive pour identifier les patients susceptibles de bénéficier de ce traitement.

Un marqueur neuroendocrinien spécifique

Le tarlatamab est un anticorps qui cible les cellules cancéreuses exprimant un marqueur neuroendocrinien appelé DLL3. Aux États-Unis, il a été approuvé par la FDA en 2025. En France, il est encore en phase d’essais cliniques. Lors de ces essais, le traitement a montré des résultats prometteurs, mais environ la moitié des patients atteints de cancer du poumon à petites cellules (CPPC) ont connu une progression de leur maladie dans les six mois suivant le traitement.

Les chercheurs ont découvert que seulement la moitié des patients avaient dans leur sang de nombreuses cellules cancéreuses positives pour DLL3. Parmi ces patients, ceux présentant ces cellules ont généralement mieux réagi au traitement.

Grâce à un test basé sur la détection des cellules cancéreuses circulantes (CTC) positives pour DLL3, l’étude a réussi à identifier 85 % des patients qui allaient bénéficier du traitement, ainsi que 100 % de ceux qui n’en bénéficiaient pas. La sensibilité du test est de 85 %, avec une spécificité de 100 %.

Impacts pour la pratique clinique

Selon Daniel A. Haber, directeur du Krantz Family Center for Cancer Research, « l’isolement des cellules cancéreuses du sang offre un potentiel énorme pour orienter les thérapies immunitaires ». Il précise que ces technologies de pointe permettent de purifier ces cellules tumorales circulantes, ce qui pourrait changer la façon dont les médecins choisissent le traitement.

Justin Gainor, responsable du Centre des cancers thoraciques au même institut, ajoute que ces travaux pourraient aider à prédire quels patients atteints de cancer du poumon à petites cellules sont susceptibles de répondre au tarlatamab, mais aussi à d’autres anticorps ciblant DLL3, encore en développement.

Il souligne également que cette méthode pourrait avoir des applications pour d’autres types de cancers exprimant DLL3, notamment ceux devenus plus agressifs, et pour le développement des thérapies ciblées par anticorps.

Le cancer du poumon à petites cellules : un défi majeur

Représentant 10 à 15 % des cas de cancer du poumon, le cancer à petites cellules est une tumeur très agressive. Il se caractérise par une croissance rapide et des métastases précoces. Les symptômes courants incluent des douleurs thoraciques, une toux persistante, une dyspnée, un enrouement, une hémoptysie, ainsi que des pertes d’appétit, de poids et des troubles neurologiques ou endocriniens.

Ce type de cancer survient principalement chez les personnes âgées, souvent avec des antécédents d’exposition prolongée au tabac. Le diagnostic repose généralement sur une radiographie pulmonaire, un bilan sanguin et un scanner du thorax.

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