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Quels Aliments sont responsables du cancer du foie : découvrez la liste à éviter

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Une étude identifie les aliments très spécifiques comme principaux responsables des cancers du foie

Le foie, organe essentiel du métabolisme, possède une capacité d’adaptation face à diverses agressions. Cependant, cette résistance atteint ses limites lorsqu’il est confronté à une alimentation constamment riche en graisses. C’est ce que démontre une nouvelle étude menée par des chercheurs du MIT et publiée en décembre 2025 dans la revue Cell. Selon cette recherche, certains aliments gras jouent un rôle central dans le développement des cancers du foie.

Les aliments riches en graisses, un stress majeur pour le foie

Concrètement, un régime chargé en graisses favorise l’accumulation de lipides dans le foie. Cela provoque une inflammation chronique, une pathologie connue sous le nom de stéatose hépatique. Avec le temps, cette condition peut évoluer vers une fibrose, puis une cirrhose, et enfin un cancer du foie. Bien que le lien entre alimentation riche en graisses et cancer hépatique ne soit pas nouveau, les mécanismes précis de cette relation restaient mal compris jusqu’à présent.

Une alimentation trop grasse reprogramme les cellules du foie

Les chercheurs ont découvert que, sous l’effet d’un stress métabolique chronique, comme celui causé par un régime très gras, les cellules du foie, appelées hépatocytes, modifient leur fonctionnement pour survivre. Elles activent des gènes qui leur confèrent résistance et capacité de prolifération. En parallèle, elles désactivent ceux qui assurent les fonctions normales du foie, comme le métabolisme ou la synthèse de protéines essentielles.

Les cellules hépatiques adultes redeviennent immatures

Ces modifications dans les hépatocytes ressemblent à une « régression » cellulaire. Sous l’effet d’un régime riche en graisses, ces cellules matures adoptent des caractéristiques proches de celles de cellules immatures, semblables à des cellules souches. Cette stratégie de survie à court terme devient risquée à long terme, car elle augmente leur vulnérabilité à la formation de tumeurs.

Constantine Tzouanas, doctorante au MIT et co-auteure de l’étude, explique que « il s’agit manifestement d’un compromis : la priorité est donnée à la survie de la cellule dans un environnement stressant, au détriment du fonctionnement global du tissu. »

Une immaturité cellulaire qui favorise le cancer

Selon les chercheurs, cette immaturité prépare le terrain à la transformation cancéreuse : lorsque des mutations surviennent, les cellules sont déjà prêtes à devenir cancéreuses. Elles ont activé des gènes nécessaires à leur transformation, s’éloignant ainsi de leur identité mature. Constantine Tzouanas précise que « ces cellules ont déjà acquis certaines caractéristiques du cancer, ce qui accélère leur évolution une fois qu’une mutation défavorable apparaît. »

Des observations sur des souris confirmées chez l’humain

Pour mieux comprendre ce processus, les chercheurs ont étudié des souris soumises à un régime riche en graisses. Ils ont réalisé un séquençage d’ARN unicellulaire de leurs cellules hépatiques à différentes étapes de la progression de la maladie. Cela leur a permis de suivre l’évolution des modifications génétiques, du stade d’inflammation jusqu’au cancer.

Certains changements apparaissaient immédiatement, d’autres, comme la baisse de production d’enzymes métaboliques, se développaient progressivement. À la fin de l’étude, presque toutes les souris avaient développé un cancer du foie.

Une voie similaire chez l’humain

Les chercheurs ont ensuite analysé des échantillons de foie de patients à différents stades de la maladie hépatique. Les résultats confirment que, chez l’humain aussi, plus la maladie progresse, plus l’expression des gènes liés aux fonctions normales du foie diminue. En parallèle, ceux liés à un état cellulaire immature augmentent.

Fait important, ces signatures génétiques permettent également de prévoir le pronostic des patients. Ceux dont le foie exprime fortement des gènes favorisant la survie cellulaire ont une espérance de vie plus courte après l’apparition du cancer.

Si chez les souris, le cancer se développe en environ un an, chez l’humain, ce processus pourrait s’étendre sur une vingtaine d’années. La vitesse de progression dépend de nombreux facteurs, notamment l’alimentation, la consommation d’alcool ou la présence d’infections virales, qui peuvent aussi favoriser la régression des cellules vers un état immature.

Des pistes thérapeutiques prometteuses

Ces découvertes ouvrent de nouvelles perspectives en matière de traitement et de prévention. Les chercheurs ont identifié plusieurs acteurs de transcription, impliqués dans cette reprogrammation cellulaire. Certains sont déjà ciblés par des médicaments récents contre les formes sévères de stéatose hépatique. Parmi eux, le facteur SOX4, normalement actif uniquement lors du développement fœtal, constitue une cible particulièrement intrigante.

Les scientifiques souhaitent désormais déterminer si ces changements sont réversibles. Un retour à une alimentation équilibrée ou l’utilisation de traitements pour perdre du poids, comme les agonistes du GLP-1, pourraient-ils freiner, voire inverser, cette trajectoire vers le cancer du foie ? Ces pistes pourraient améliorer la prévention et le suivi des personnes à risque.

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