Nez bouché : conseils pour soulager avant de dormir
Se réveiller chaque matin avec le nez bouché, au point de ne plus se souvenir de ce que c’est que de respirer librement, rend la vie plus difficile. Dormir, travailler, faire du sport ou parler deviennent compliqués. Malgré de nombreux mouchages, rien ne semble vraiment dégager les voies nasales, la tête étant comme remplie de ciment. Heureusement, il existe des solutions efficaces pour soulager cette congestion. Voici quelques conseils.
1. Lavage nasal et inhalation
Le lavage nasal est la première étape recommandée. Utiliser des solutions salines, du sérum physiologique ou un pot neti permet de rincer les fosses nasales, comme on nettoie un filtre. L’eau salée élimine mucus, poussières et allergènes. Les experts proposent de faire plusieurs lavages par jour en période de crise, en inclinant la tête sur le côté et en laissant la solution sortir par l’autre narine, sans forcer. Avant de dormir, il est conseillé de refaire un lavage avec de l’eau salée ou du sérum physiologique.
Les inhalations à la vapeur aident également à fluidifier un mucus épais. Une douche chaude, une inhalation au-dessus d’un bol d’eau fumante ou l’utilisation d’un humidificateur dans la chambre permettent de ramollir les sécrétions et de soulager la sensation de congestion. « La vapeur dilue le mucus coincé dans le nez, ce qui facilite son évacuation », explique un médecin ORL. L’ajout d’huiles essentielles comme la menthe ou l’eucalyptus peut renforcer l’effet, mais la chaleur elle-même est l’élément clé. Ces inhalations doivent durer entre 10 et 15 minutes.
Pour compléter ce traitement, il est conseillé de boire régulièrement de l’eau ou des tisanes, ce qui aide à rendre le mucus moins collant.
2. Réduire l’inflammation et améliorer l’environnement
Un nez constamment bouché est souvent dû à une inflammation des muqueuses, causée par des allergies ou des irritants comme le pollen, les acariens, les poils d’animaux, la fumée ou la pollution. Pour limiter ces effets, certains gestes simples peuvent faire une grande différence. Utiliser des filtres HEPA dans la maison, garder les fenêtres fermées, passer régulièrement l’aspirateur sur les tapis et limiter la présence d’animaux dans la chambre sont recommandés. Il est aussi important de maintenir une température ambiante entre 18 et 20 °C, sans air trop sec ni trop humide.
En cas de rhinite allergique, un médecin peut prescrire des antihistaminiques ou des sprays salins. Les sprays vasoconstricteurs soulagent rapidement, mais ne doivent pas être utilisés plus de trois à cinq jours, afin d’éviter la rechute ou la dépendance, qui peut aggraver la congestion.
3. Consulter un spécialiste en cas de persistance
Si malgré ces mesures, votre nez reste bouché plus de deux semaines après un rhume, il est conseillé de consulter un spécialiste. En général, un rhume dure moins de dix jours. Une congestion prolongée, surtout d’un seul côté, accompagnée de douleurs faciales, d’écoulements colorés, de perte d’odorat ou de fatigue importante, peut indiquer une sinusite chronique, la présence de polypes ou une déviation de la cloison nasale.
L’ORL procédera à un examen approfondi avec un endoscope, pourra demander des examens d’imagerie ou des tests allergologiques. Selon le diagnostic, le traitement pourra inclure des corticoïdes nasaux, des antibiotiques en cas de sinusite ou une intervention chirurgicale pour corriger une déviation ou retirer des polypes. Ces traitements ciblés permettent souvent de transformer un nez « irrémédiablement » bouché en un nez simplement à surveiller.






