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Marina Carrère d’Encausse dénonce le retard de la France sur le cannabis médical

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En 2020, Marina Carrère d’Encausse avait fait entendre sa voix sur le sujet du cannabis thérapeutique, un débat encore peu développé en France à l’époque. Lors d’une interview sur Europe 1, elle avait exprimé une colère froide face à l’immobilisme du pays, qui tardait à avancer dans ce domaine.

Elle dénonçait déjà le retard de la France, qui, à l’époque, repoussait ses premières expérimentations de cannabis médical à 2021, laissant le pays à la traîne par rapport à ses voisins européens. Selon elle, il était urgent d’agir, car le débat était déjà tranché depuis longtemps.

La frustration face au retard français

Au cours de l’entretien, Marina Carrère d’Encausse exprimait son exaspération. Elle estimait que l’utilisation du cannabis médical était une évidence. Elle soulignait également que la majorité des pays européens utilisaient déjà cette substance à des fins médicales, et que la France ne pouvait plus se permettre d’attendre.

Elle rappelait que le cannabis thérapeutique n’était pas une expérimentation risquée. Dans plusieurs pays, il était déjà intégré dans les protocoles médicaux, notamment pour soulager les douleurs des patients atteints de cancer lorsque les traitements classiques n’étaient plus efficaces. Elle insistait aussi sur son efficacité contre les douleurs neuropathiques, tout en précisant que ces usages étaient encadrés et loin des idées fausses ou des fantasmes.

Un combat toujours d’actualité

Ce qui agaçait le plus Marina Carrère d’Encausse, c’était non seulement le retard pris par la France, mais aussi la prudence excessive entourant le sujet. Elle qualifiait cette situation de « scandale » et dénonçait la peur encore présente autour du cannabis médical.

Elle tenait à rassurer en affirmant qu’utiliser du cannabis médical ne conduirait pas à la consommation de drogues plus dures, comme l’héroïne. Elle dénonçait aussi les conséquences de cette interdiction prolongée, notamment le fait que certains patients devaient demander à leurs proches d’aller leur en acheter, ce qui représentait un risque pour leur santé pulmonaire.

Elle expliquait que les formes utilisées dans le cadre du cannabis médical, comme les tisanes ou les huiles, ne présentent pas d’effets secondaires importants. La phase de test en France n’était alors prévue que pour mars 2021, un calendrier jugé trop lent par la médecin. Son coup de gueule de l’époque témoigne d’une impatience face à des décisions politiques qui tardaient à suivre les avancées médicales.

Avec le recul, cette frustration reste d’actualité, même si la généralisation du cannabis médical et son intégration durable dans le droit français devraient encore attendre jusqu’en 2026.

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