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Marchez vite pour protéger votre cœur

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Marche rapide ou modérée : un bénéfice pour le cœur

Une nouvelle étude publiée dans la revue Heart indique que la vitesse à laquelle on marche peut influencer la santé du cœur. En analysant les données de la UK Biobank, les chercheurs ont constaté qu’une marche à allure modérée ou rapide réduit le risque de troubles du rythme cardiaque, indépendamment des autres facteurs de risque connus.

En revanche, ceux qui marchent lentement semblent peu bénéficier de cette activité pour leur santé cardiaque. La marche lente n’apporte pas d’effet significatif sur la prévention des arythmies.

Les troubles du rythme cardiaque, un enjeu de santé majeur

Les troubles du rythme comme la fibrillation auriculaire, la tachycardie ou la bradycardie sont courants. En France, en 2022, ces maladies ont entraîné 1,2 million d’hospitalisations et 140 000 décès chez les adultes. Ces chiffres montrent l’impact important de ces troubles sur la santé publique.

Une étude sur plus de 420 000 participants

Les chercheurs ont examiné les données de 420 925 personnes, dont l’âge moyen était de 55 ans. Parmi eux, 55 % étaient des femmes. La majorité déclarait marcher à différentes allures : 6,5 % lentement, 53 % à une allure modérée et 41 % rapidement. Certains participants portaient aussi des capteurs d’activité pour mesurer précisément leur rythme de marche.

Les catégories de vitesse de marche

Les vitesses ont été classées en trois groupes : la marche lente à moins de 5 km/h, la marche modérée entre 5 et 6,5 km/h, et la marche rapide à plus de 6,5 km/h. Après un suivi d’environ 13 ans, 36 574 participants (soit 9 %) ont développé un trouble du rythme, principalement la fibrillation auriculaire.

Les résultats : un risque réduit selon la vitesse

Les personnes marchant à une allure modérée ont présenté un risque réduit de 35 % de développer une arythmie par rapport aux marcheurs lents. Pour ceux qui marchaient rapidement, cette réduction atteignait 43 %. Ces bénéfices concernaient aussi la fibrillation auriculaire et d’autres types d’arythmies.

De plus, un temps de marche plus long à une allure modérée ou soutenue était associé à une baisse supplémentaire du risque. Plus on marche longtemps à un bon rythme, moins on risque de souffrir de troubles du rythme cardiaque.

Une explication plausible selon les chercheurs

Les auteurs de l’étude soulignent que ces associations sont plus marquées chez certaines populations : femmes, personnes de moins de 60 ans, non obèses, ou souffrant d’hypertension ou d’au moins deux maladies chroniques. Environ 36 % du lien entre vitesse de marche et troubles du rythme pourrait être expliqué par des facteurs métaboliques ou inflammatoires, comme l’obésité ou la glycémie.

Cependant, cette étude reste observationnelle. Elle ne permet pas d’établir un lien de cause à effet et présente certaines limites, notamment le recours à des données autodéclarées et une population relativement homogène.

Une hypothèse cohérente avec la biologie

Les chercheurs insistent sur le fait que leur découverte est plausible d’un point de vue biologique. Selon eux, des études épidémiologiques ont montré que le rythme de marche est inversement lié à certains facteurs métaboliques, qui eux-mêmes augmentent le risque d’arythmies cardiaques.

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