Les interventions chirurgicales les plus douloureuses selon un médecin
Subir une opération chirurgicale n’est jamais une expérience anodine. Même si l’on est endormi sous anesthésie générale et que l’on ne ressent rien pendant l’intervention, la période qui suit peut être très difficile. Douleurs persistantes, raideurs, rééducation longue : cette phase de convalescence peut parfois faire aussi peur que l’opération elle-même.
Il est important de préciser que toutes les opérations ne provoquent pas le même niveau de douleur. Le Dr Dean Eggitt, spécialiste en soins primaires, a établi un classement des procédures chirurgicales les plus douloureuses, afin d’aider les patients à mieux comprendre ce qui les attend et comment se préparer à leur rétablissement.
Les zones les plus sensibles : des nerfs abondants
Selon le médecin, la perception de la douleur varie énormément d’une personne à l’autre. Cependant, certaines interventions sont régulièrement considérées comme particulièrement éprouvantes pour le corps. Parmi celles-ci figurent la fusion vertébrale, la chirurgie à thorax ouvert et la pose d’une prothèse totale du genou.
Ces opérations partagent un point commun : elles impliquent des zones riches en nerfs et en structures osseuses. « Toutes ces procédures perturbent les os et les nerfs et ne permettent pas une immobilisation totale ensuite. La kinésithérapie intensive nécessaire pour récupérer peut ainsi être très douloureuse », explique le médecin.
Pourquoi la prothèse du genou est si douloureuse
La pose d’une prothèse du genou est une opération fréquente, surtout chez les personnes de plus de 60 ans souffrant d’arthrose. Elle consiste à retirer les parties endommagées du fémur et du tibia, puis à les remplacer par des pièces métalliques et plastiques fixées à l’articulation.
Après cette intervention, la rééducation est cruciale mais aussi très éprouvante. Elle implique une reprise rapide de la marche pour éviter les complications. « Elle impose en effet de recommencer à marcher rapidement après l’opération, ce qui peut être difficile et douloureux », souligne le Dr Eggitt. Plus on tarde à se remettre en mouvement, plus la récupération devient compliquée.
Il faut également prendre en compte que la chirurgie du genou touche des zones riches en nerfs, ce qui explique la douleur importante ressentie lors de la rééducation. Une rééducation intensive est indispensable pour retrouver la mobilité, mais elle peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Les autres opérations très douloureuses
Outre le genou, d’autres interventions sont aussi réputées très douloureuses, même si leur durée est généralement courte. La biopsie de moelle osseuse, la ponction lombaire et l’hystéroscopie en font partie.
La biopsie de moelle consiste à enfoncer une aiguille dans l’os du bassin pour prélever des cellules. Après l’intervention, la plupart des patients ressentent une douleur sourde dans l’os, ainsi qu’un hématome qui peut durer plusieurs jours.
La ponction lombaire est réalisée en position éveillée, par une aiguille insérée entre deux vertèbres. Elle provoque souvent une sensation de pression, de gêne, des fourmillements, et parfois des maux de tête ou des lombalgies.
L’hystéroscopie, qui consiste à introduire une caméra dans l’utérus via le col, est aussi une procédure invasive. Un tiers des femmes décrivent une douleur évaluée à 7/10, voire plus, durant cette intervention.






