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L’alcool ruine votre sommeil : ce que vous ignorez peut vous coûter cher

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Les effets de l’alcool sur le sommeil

Les personnes souffrant d’anxiété ou d’insomnie savent souvent que l’alcool peut aider à se détendre et à s’endormir. Cependant, il ne faut pas se laisser tromper. L’alcool agit sur des neurotransmetteurs, notamment le GABA et le glutamate, ce qui modifie la structure du sommeil. Il entraîne une augmentation des réveils nocturnes et complique le retour au sommeil.

Selon le réseau Morphée, spécialiste du sommeil, l’alcool peut également supprimer le sommeil paradoxal, cette phase durant laquelle nous rêvons principalement. Ce sommeil profond est essentiel pour la consolidation de la mémoire, le traitement des émotions et la récupération physique.

Lorsqu’il est métabolisé par l’organisme, l’alcool perturbe ce sommeil paradoxal, qui débute généralement 90 à 120 minutes après l’endormissement. En conséquence, le sommeil devient moins réparateur, ce qui peut provoquer fatigue, confusion mentale et troubles émotionnels.

Les risques supplémentaires liés à la consommation d’alcool

En plus de ses effets sur le sommeil, l’alcool est un diurétique, ce qui pousse à se réveiller pour aller aux toilettes en pleine nuit. Il favorise aussi l’inflammation, ce qui peut aggraver les troubles chez les personnes souffrant de sensibilités digestives, comme la colopathie fonctionnelle.

Pire encore, l’alcool détend les muscles du pharynx, augmentant le risque d’apnée du sommeil. Ce trouble, qui peut augmenter de 25 %, aggrave la fatigue et perturbe encore davantage le repos nocturne. La mauvaise qualité du sommeil entraîne souvent une somnolence durant la journée, ce qui peut conduire à des siestes excessives et, à terme, à des insomnies nocturnes.

Les bénéfices d’un sevrage

De nombreux internautes témoignent lors du Dry January d’une amélioration notable de leur sommeil. Le Dr Tim Mercer, médecin généraliste britannique, indique que l’élimination de l’alcool permet généralement d’observer une meilleure qualité de sommeil et un repos plus profond. Cependant, il précise que ces effets ne se manifestent pas immédiatement.

Une consommation dès le premier verre?

Il apparaît que l’alcool nuit au sommeil dès le premier verre, même en quantité modérée. Cependant, la majorité des études se concentrent sur une consommation excessive, peu d’informations étant disponibles sur l’impact d’une consommation faible ou modérée.

Une étude récente, publiée dans Alcoholism: Clinical & Experimental Research, montre que peu importe la dose, l’alcool retarde l’apparition du sommeil paradoxal et réduit sa durée totale. Cela conduit à un sommeil moins réparateur, même avec une consommation faible.

Conseils pour limiter l’impact de l’alcool

Pour préserver la qualité du sommeil, il est conseillé de consommer un verre d’alcool au moins quatre à six heures avant d’aller se coucher. Ainsi, le corps a le temps de métaboliser l’alcool avant le sommeil.

Il faut également rappeler que l’alcool n’affecte pas uniquement le sommeil. Il est responsable, directement ou indirectement, d’environ soixante maladies. Parmi elles, plusieurs types de cancers, des maladies du foie, des troubles cardiovasculaires, et des pathologies digestives telles que la gastrite ou la pancréatite. En France, l’alcool est à l’origine de près de 50 000 décès chaque année.

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